Acesta, Egesta, Egeste, Ségeste

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                    CHAPITRE ISa situation géographique, descriptoin des lieux...

   (1). Ségeste l'antique cité, est située dans la partie Nord-Ouest de l'île, à cinq kilomètres à vol d'oiseau de là moderne Catalafami, et à deux cent trente kilomètres à vol d'oiseau de Zancle (Messine).

   (2). La cité antique de Ségeste, fut installée par ses fondateurs sur un plateau, situé idéalement sur le Mont Barbaro, au sud et à l'est de ce plateau, deux barrières infranchissables constituées par des falaises. Par contre à l'ouest de ce plateau sur une colline, les Ségestains commencèrent la construction d'un temple magnifique, fort connu. Quant au théâtre il fut construit sur le versant nord de la seconde acropole.

   (3). De récentes fouilles ont révélées, des habitations qui pour l'instant sont, les plus anciennes retrouvées sur le site. Elles dateraient de la fin du VI siècle av. J.-C.. Celles-ci seraient des cabanes dites "rupestres" installées sur le versant sud de l'acropole, accrochés sur des terrasses faites de mains d'hommes. Des citernes et des silos à grains semblent êtres de la même époque. A l'ouest, on lui connaît deux remparts, qui, pour leurs plus grandes parties ne sont pas complètement explorées. D'ailleurs le plus récent celui qui est situé en deuxième ligne, (intérieur) daterai de la fin du IV siècle av. J.-C., avant ou après la prise de la cité par Agathocle, les archéologues ne le savent pas encore. Ont été retrouvées deux tours qui devaient renforcer la porte Ouest, toujours un point faible des murailles et d'autres pièces servants à la défense de la cité, tout ceux-ci daterait de cette même époque. Comme décrit au paragraphe (2), le sud et l'est sont protégés par des précipices, qui selon la formule consacrée, sont "infranchissables".

   (4). D'après les renseignements que j'ai pu recueillir, le site n'a pas été sérieusement fouillé, si ce n'est à la fin des années 1980.


                CHAPITRE IIFondation de la cité antique, l'historique (les fondateurs etc...). Fondation légendaire de la cité ...

   (1). Il n'y a pas eue de vérité révélée sur la fondation historique de Ségeste, ni les historiens anciens ou contemporains, ni, les archéologues, ne nous apportent de preuves qui, pourrait faire la lumière sur ce mystère.

   (2). J'ai bien l'impression, que tout ce joli monde, est dans l'expectative la plus totale, à ce sujet. Cela est sûrement dût au manque de matériel à examiner, causé par le grand vide laissé par la non-exploration complète du site.

   (3). Les historiens anciens comme Thucydide affirme que se sont les Elymes qui fondèrent cette cité (ainsi qu'Eryx). Mais qui sont exactement les Elymes ? D'après ce même Thucydide, ceux-ci seraient le résultat d'une sorte de "syncrétisme" entre des Sicanes autochtones et des réfugiés Troyens fuyants Ilion en flamme. Le très respectable Moses I. Finley semblât baissé les bras, devant ce mystère, car comme il l'affirme "En somme, la tradition grecque ne nous est d'aucun secours pour identifier les peuples pré-grecques et leurs langues. Nous devons admettre que nous ne savons à peu près rien de la langue Sicanes. Pour l'Elyme nous avons quelques textes brefs, ordinairement fragmentaires, trouvés à Ségeste sur deux cents tessons de la fin du VI siècle et du V siècle, et quelques inscriptions sur des monnaies de Ségeste et d'Eryx. Ces inscriptions sont écrites en caractères grecs ; on croit de plus en plus qu'il s'agit d'un dialecte indo-européen du groupe italique; ". D'ailleurs quelques pages plus loin voici ce qu'il affirme " En territoire élyme, Ségeste est une exception et une énigme : Ségeste, nous l'avons dit, avait adopté l'écriture grecque, mais la langue indigène y restait en usage ;".

   (4). Un fait est certain, ce peuple Elyme existait bien, il était sûrement la dernière et la plus jeune des ethnies, qui se constitua sur l'île avant la colonisation grecque. Le "syncrétisme" comme je l'appel à sûrement eu lieu. Car à l'époque comme aujourd'hui l'union fait la force, alors que les Sicanes avaient perdus la plupart de leurs territoires à l'Est, car les Sicules grignotaient peu à peu ceux-ci. La pression exercée par ceux-ci devaient être importante, et l'alliance avec un groupe endurci de guerrier Troyen pouvait s'avérer être un bon calcul en ses temps difficiles. Thucydide affirme lui, qu'un groupe de Phocéens fuyant aussi, vînt à se joindre à eux. Certaines questions restes en suspends, nous savons que la plupart des grecs, qui, arrivèrent en Sicile prirent des femmes dans les populations autochtones, était-ce aussi l'usage chez ces peuples de l'Anatolie ? Cette union fut-elle forcée ? N'écartons pas l'hypothèse que ces Elymes, ne pourrait être que des Sicanes hellénisés, (car comme nous le verrons plus tard l'influence grecque sur Ségeste est très importante). Ou voir des Phénico-Sicaniens hellénisés, ou bien tout autre combinaison, possible à cette époque ou de nombreux mouvements de migration eurent lieu.

   (5). Nous n'avons pas de date exacte sur la fondation de Ségeste, appelée Egeste par ces habitants et Ségeste par les Grecs. Si ce n'est cette datation de cabanes rupestres qui ne remonterait qu'au VI siècle av. J.-C., date fort avancé dans la colonisation sicilienne. Cette période est d'autant plus longue, qu'elle a amplement suffit pour réaliser ce "syncrétisme" dont quasiment tous les historiens et archéologues avancent l'hypothèse. Cet inter pénétration de deux ethnies, en l'occurrence des Sicanes peut-être eux-mêmes d'origines espagnoles ou voir même italienne puisque aujourd'hui ils s'accordent à dire que l'idiome parler par ceux-ci, serait d'origine italique et une autre peuplade d'origine anatolienne. Cette hypothèse souvent avancée, comme je le dis plus haut, a tout de même quelques failles ou points non concordants, j'affirmerai enfin qu'elle sonne faux. En admettant que les nouveaux exilés, arrivant d'Anatolie qu'ils soient Troyens ou/et Phocéens. En admettant aussi la date la plus base pour la fin de "La guerre de Troie" 1 346 ou 1127 av. J.-C., qui aurait ou non déclencher ce flux de migration, de population Anatolienne, voir même de Phéniciens, dans le bassin méditerranéen. Aurait-il fallut 500 ans, pour que ce "syncrétisme" produise ses effets. Et qu'enfin, un semblant de cité sorte de terre et comment après tout ce temps, une culture n'aurait pas, par conséquent absorbée totalement l'autre. Oui, alors il est possible que des Phocéens (qui vers le VI av. J.-C. allèrent fonder Marseille), grecs de la mer ionienne, arrivèrent et firent comme les autres grecs débarqués auparavant, qu'ils s'emparèrent de ce territoire et qu'ils "épousèrent" des femmes indigènes, Sicanes ou Sicules. Nous savons que les grecs surtout en Sicile, gardaient parfois un trait caractéristique, des populations qu'ils avaient annexés (ici en l'occurrence la langue). Car si les grecs qui étaient arrivés en Sicile, gardèrent quasiment tout de leur culture, de leur langue, ils furent, c'est indubitable influencer par les autochtones et la Sicile elle même. Ils ont retrouvés des centaines de fragments de poterie, originaire d'Asie Mineure, la belle affaire... qui sait par quel hasard ces poteries se retrouvèrent là. Les Ségestains n'auraient-ils pas pu décider d'un "boycott" de ces poteries (sourire) ! Mon hypothèse n'en vaux telle pas une autre (encore sourire) ! Autre hypothèse : des cabanes datant du VI siècle av. J.-C. certes, mais nous ne pouvons pas affirmer, d'aucune manière, que la fondation de Ségeste date de cette époque. Voici une autre hypothèse, les Ségestins ne sont pas de Ségeste ! peut-être habitaient-ils une autre cité dans cette partie de la Sicile. Cité, encore non retrouvée ou peut-être déjà, mais pas reconnue comme ancienne cité des Ségestins. Je voudrais ici vous rappeler comme l'affirmait Moses I. Finley, que contrairement a ce que l'on pourrait croire, l'archéologie en Sicile n'attire pas ces messieurs les archéologues. Bien sûr Athènes et son acropole cela "en jette sur un curriculum vitæ" et je ne parle pas de l'Egypte, je me devais de le dire ! . Ainsi les futurs Ségestins, durent quitter cette cité, quoi qu'il en soit encore non connue. Quelles en furent les raisons ? je ne serais vous le dire, elles peuvent être si nombreuses. Ils durent se déplacer et s'installer sur ce site, qui devint Ségeste. Ils y transportèrent tout, leurs "Pénates", leur culture et "tutti quanti". Qu'ai-je pour appuyer cette théorie, pas grand chose, comme je l'écris plus haut, la période ou serait arrivée ces Anatoliens et l'époque ou ces cabanes rupestres furent élever, me paraît bien trop grande.

   (6). Par contre les poètes anciens ont amplement fourni en matériel là chronique, surtout en ce qui concerne sa fondation mythologique et/ou légendaire. Même s'il est important de faire la part des choses, en ce qui concerne les légendes qui sont bien souvent basées sur des faits réels. Je me permets ici de rappeler l'avertissement de Moses I. Finley "l'origine troyenne est une caractéristique très fréquente dans l'histoire légendaire grecque, ". en ce qui concerne l'origine de la fondation de Ségeste, ne serait-ce pas Thucydide ? qui planta ce gland sans penser aux conséquences ou plutôt comment ont utiliseraient, ces paroles dans le futur. Alors qui fut le coupable ? sûrement Virgile, qui, l'arrosa si bien (le gland), que celui-ci devint un Chêne maintenant millénaire. Je pense que ce travail fût si bien effectué par Virgile, qu'aujourd'hui même, il influence inconsciemment les chercheurs.

   (7). Vous pouvez retrouver dans le Livre VI chapitre I (2), peut-être la source de cette légende, à laquelle s'abreuva Virgile dans le Livre Cinquième de l'Enéide, pour décrire la fondation de Ségeste. Je vais essayer de vous faire une synthèse de la légende dans tout son ampleur. Certains noms sont en langue italienne, car certaines de mes sources se trouvent être italiennes.

   (8). Finodomante noble Troyen est assassiné par son roi Laomedonte, les trois filles du noble Finodomante, prennent la fuite. Elles arrivent sur les rives du fleuve Crimosos. _ Sachez qu'à cette époque reculée, les fleuves et tout autres sorte de trous dans la terre, étaient habités ou étaient des êtres divins, parfois gentil ou méchant, d'ailleurs s'agit-il du Crimosos de Sicile, ceci n'est pas certain. Celui-ci tombe amoureux d'Egesta l'une des trois filles. Afin d'être caresser par celle-ci, il prends l'apparence d'un magnifique chien, de ses caresses naîtra Aceste le divin. C'est ici qu'intervient Virgile ; le Dardanien Aceste est chargé par Enée le non moins divin, (qui conseiller par la déesse Athéna), de fonder une cité avec la participation "volontaire" de certains des réfugiés qui l'accompagne, dans son odyssée. Ainsi fut fonder Acesta, Egesta, Egeste, Ségeste. Si je n'ai pas encore réussi à identifier l'auteur de la première partie de cette légende (car la plupart d'entres elles, sont écrites à plusieurs mains et à des époques différentes), en ce qui concerne la fondation de Ségeste, Virgile en est l'inventeur. Vous me direz, alors quelle est la contribution de Thucydide dans tout ceci ? Par son affirmation sur les origines troyennes des Elymes, il entérina d'une façon antérieur les écrits postérieurs de Virgile. N'oublions pas que Virgile poète de l'époque d'Auguste (après 44 av. J.-C.), qui si je me rappel bien, était totalement acquis à la cause des "Julia". En effet "l'Enéide" est très certainement un des plus beau texte, que j'ai eu entre les mains, et ceci je l'affirme en toute sincérité. Mais son but est tout de même très visible, anoblir Jules César, ainsi que ses ascendants et ses descendants. (9). Malheureusement, je n'est que des doutes, même si demain une objet typique, avec des inscriptions affirmatives et "confirmatives" était retrouvé sur le site, cela ne prouverait pas grand chose, si ce n'est, que cet objet se trouve là. Nos chercheurs se sont parfois fourvoyés en suivant une piste facile .


                CHAPITRE IIIHistoire de l'antique Ségeste...

   (1). Force de constater, que les connaissances sur l'histoire de Ségeste sont aussi peu nombreuses, que les informations que nous avons sur sa fondation. Si, récemment des fouilles ont fait apparaître des cabanes rupestres datant du VI siècle av. J.-C., voilà bien tous ce que nous savons.

   (2). Par contre, tous les récits historiques et les historiographes, sont unanimes sur un fait. Ségeste ce rappelle à nous sans cesse, essentiellement par rapport au conflit chronique avec Sélinonte. D'ailleurs cette situation engendra, une des plus grandes batailles entre grecs. Thucydide en fera le récit dans "La guerre du Péloponnèse" cet épisode est nommé "Expédition d'Athènes en Sicile", je reviendrais sur cet épisode plus tard.

   (3). Ce conflit perpétuel aurait eu pour origine un différent territorial. En effet à partir du VI siècle Sélinonte en pleine expansion, s'approprie des terres qui lui permette d'avoir un débouché au nord-ouest de son propre territoire. Cette partie de terre, que Ségeste revendiquera par la suite, est stratégiquement très importante. S'ensuivra une bataille navale au large de Lilybée, qui ce conclut par la victoire de Ségeste, c'était la première bataille d'une longue série (580 av. J.-C.).

   (4). Hérodote nous rapporte un fait sur lequel je voudrais revenir, car nous le verrons plus tard. C'est un des nombreux indices, qui, tendrait à prouver ma théorie sur la vraie origine des Ségestains. Vers 510 av. J.-C. Dorieus fils d'Anaxandride roi de Sparte, fit une tentative d'implantation sur le territoire de la discorde. Cela se solda par un échec et la mort de Dorieus et de la plupart de ses compagnons. Parmi ceux-ci se trouvait un Crotoniate dénommé Philippe fils de Boutacidès, vainqueur aux Jeux Olympiques, et le plus bel homme de son temps. Les Ségestins lui rendirent, pour sa beauté, des honneurs exceptionnels... . Avant cela Hérodote nous rapporte que se fut des Phéniciens et des Ségestins qui, les tuèrent et firent échoué l'implantation.

   (5). Même s'il est certain que Ségeste se trouve en plein milieu du "territoire" Phénico-carthaginois, elle semble posséder une certaine indépendance, l'épisode rapporté par l'historien, dénote une très forte influence grecque, comme d'autres faits marquants.

   (6). Après cette première confrontation qui eut lieu vers 580 av. J.-C., et l'affaire Dorieus vers 510 av. J.-C., il y eut d'autres combats. Dans un temple de Sélinonte, peut-être celui d'Apollon, une dédicace témoigne d'une victoire de Sélinonte sur Ségeste en l'an 454 av. J.-C. Vers 453 av. J.-C., c'est Athènes qui vint planter les graines de son futur désastre. En effet elle s'intéressa de près aux affaires de la Sicile, elle conclut avec Ségeste un traité d'assistance. Ségeste cité "barbare", même si cela arrivait parfois, c'est un fait rarissime qu'une cité grecque s'allie avec une cité "barbare". Je dois aussi vous parler, d'un accord officiel passer entre Ségeste et Sélinonte. Celui-ci permettra des inter mariages, entre citoyens des deux cités, accord encore plus rare, même entre cités grecques. Mais cela, ne mis pas fin aux troubles.

   (7). Ce conflit endémique, causa de grands maux à la Sicile. Il est à l'origine, d'un dès plus grand événement guerrier de l'histoire de la Sicile, si ce n'est le plus grand. Vers 416 av J.-C. toujours pour les mêmes raisons (problèmes de territoire et de mariages), le conflit reprends. Sélinonte appuyée par Syracuse, déborde Ségeste sur mer et sur terre. C'est alors que Ségeste fit appel à Akagras qui dans sa grande tradition de neutralité, ne bougea pas le petit doigt. N'ayant reçu aucune aide de la part d'Akragas, Ségeste se tourna vers son autre allié potentiel, Carthage. Celle-ci à l'instar de son alliée du moment Akragas, ne fit même pas un geste. En désespoir de cause Ségeste se tourna vers Athènes sa vieille alliée, encore jamais sollicitée. Depuis 422 av. J.-C. la paix de Nicias avait ramenée le calme dans l'Attique et le Péloponnèse et dans presque toute la Grèce. Athènes avait de nombreuse force militaire au repos. Les Ségestains envoyèrent une délégation à Athènes, celle-ci rappela aux Athéniens le traité signé entre eux autrefois. Ils rappelèrent à ceux-ci l'aide que Lachès apporta aux Léontiniens, alliés eux aussi d'Athènes.

   (8). Une chose est certaine, la délégation Ségestine, arrivait au bon moment pour un des partis Athénien. A la tête de cette faction se trouvait un jeune et ambitieux élève favori de Socrate, qui le sauva a vingt ans, alors qu'il était grièvement blessé à la bataille de Potidée vers 433/2 av. J.-C., un nommé Alcibiade. Il s'appuya sur ce traité pour lancer l'idée d'une expédition en Sicile. Bien sûr, cela était cousu de fil blanc, à cette époque cette faction, avait soif de conquête et de pouvoir. D'ailleurs cela s'inscrivait parfaitement dans la lancée de la ligue de Délos constitué par la force et commander par Athènes, d'une façon qui devenait de plus en plus arrogante et brutale. Evidemment une très grande partie du peuple d'Athènes consciente du fait et qui profitait amplement des subsides amenés par la ligue, était derrière cette faction. Ce parti qui avait ses représentants à l'assemblée, avança aussi un autre argument, cette fois directement pointé sur leur véritable objectif. Syracuse, qui selon eux allait venir en aide à Corinthe sa métropole Dorienne. Nous savons que Syracuse et la Sicile en générale, exporte la plus grande partie du produit agricole vers le Péloponnèse, et en particulier vers Corinthe. Athènes quant a elle, reçoit son blé des bords de la mer noire, en passant par l'Hellespont.

   (9). Les Athéniens, pour avoir la conscience tranquille, envoyèrent une délégation à Ségeste, afin d'examiner la situation et constater si Ségeste était bien en possession des quantités d'argent, qu'elle prétendait mettre à la disposition des Athéniens. Mais surtout je crois, pour s'assurer du butin potentiel, qu'elle pourrait faire en Sicile. Les Ségestains sans scrupules, firent en sorte que ceux-ci ne soient pas déçus. Ségeste réussit parfaitement dans cette entreprise. Lorsque les délégués d'Athènes revinrent, ils rapportèrent dans des récits merveilleux, les richesses de la cité, et par conséquent celles de l'île tout entière. Pour vous dire la vérité, je pense qu'ils rapportèrent ce que l'on ordonna de rapporter. Le but étant d'attiser la soif de richesse de leurs concitoyens, qui, à ces nouvelles, gronda son impatience. Le parti d'Alcibiade s'appuya sur ce tumulte, pour, a l'assemblée, faire voter les subsides afin de financer l'expédition.

   (10). Alors, le parti opposé, plus conservateur, dont le chef était Nicias, usa de tout son influence, pour empêcher l'accomplissement de cette folle entreprise. Les jeunes et moins jeunes fiers à bras, avides d'un pouvoir qu'ils pensaient pouvoir obtenir par ce moyen, ures gain de cause, et l'assemblée décida que l'expédition aurait lieu.

   (11). Les Athéniens tout de même très méfiant, vis à vis d'Alcibiade et de ses amis, décidèrent que Nicias, serait un des trois chefs de l'expédition. Nicias devait, pensaient-ils, tempérer les ardeurs d'Alcibiade. Ils adjoignirent un troisième homme, lui, véritable militaire, le stratège nommé Lamachos. Mais je m'aperçois que cette digression à bien trop durée.

   (12). Pour abrégé cet épisode qui concerna de près Ségeste, au tout début du moins, mais qui par la suite s'en éloigna. Les trois stratèges et un formidable armada partirent d'Athènes en 415 av. J.-C., Thucydide nous en donne une description assez précise. Le contingent engagé dans l'expédition fut divisé en trois. Bientôt Alcibiade, fut rappeler à Athènes pour une obscure histoire de profanation, à laquelle il était accusé d'avoir participé, avec ses jeunes amis. Ce sachant perdu s'il rentrait à Athènes, il se dérouta et alla offrir ses services à Sparte cité ennemi. Nicias pris en quelques sorte la direction des opérations, bien trop prudent à mon goût, il finit par s'enlisait en Sicile. Ségeste ne donna point l'argent qu'elle avait promis ou si peu. Je pense qu'Athènes ne comptait pas, sur cette rentrée d'argent, et ceci depuis le début. La preuve, Athènes protesta officiellement, mais elle ne prit aucune mesure militaire, alors qu'elle aurait put le faire ayant de nombreuses troupes sur place (bien sûr politiquement elle ne pouvait pas faire autrement. Car Syracuse afin d'éviter qu'un trop gros nombre de cité Siciliote, ne vinssent a s'allier à Athènes, lança sa propre propagande. Syracuse accusa Athènes d'être venue en Sicile afin d'asservir toutes les cités. Ce fin coup d'échec lia les mains des Athéniens, qui durent retenir leur courroux. Les troupes durent limiter leurs exactions, afin de ne pas se mettre la Sicile toute entière à dos. Ceci fut-il fait sciemment par Syracuse ? je ne serais le dire ? mais Hermocrates réussi quasiment parfaitement dans cette entreprise). Ségeste se contenta d'envoyé un peu de cavalerie et quelques petits contingents d'hoplites, mais rien de bien consistant. D'ailleurs si au début une petite partie de la Sicile, surtout celle située à l'ouest aida Athènes. Cela n'eut presque pas de conséquence sur les batailles, qui eurent lieu. Et Athènes, ne put vraiment compter que sur elle même et ses alliés, autres que ceux qu'elle pensait avoir parmi les cités siciliotes.

   (13). En 413 av. J.-C., après la défaite d'Athènes et l'anéantissement de la formidable armada. Ségeste se retrouva dans le camp des perdants. Toujours menacé par Sélinonte et Syracuse, elle se tourna vers Carthage, qui débarqua des troupes en 409 av. J.-C., si les Carthaginois vinrent officiellement pour secourir Ségeste. Toutefois ils en profitèrent pour s'emparer de plusieurs cités : Géla, Akragas, Himère et bien sûr l'ennemie héréditaire de Ségeste, Sélinonte.

   (14). Sous le giron de Carthage, Ségeste, prospéra de nouveau, mais à partir de 404 av. J.-C., elle dut parfois subir les attaques de Denys l'ancien. Malgré les multiples campagnes mener par Denys l'ancien contre les territoires passé sous le joug des Carthaginois, Ségeste n'eue pas trop à en souffrir. Denys l'ancien devra tout de même signé un traité, qui reconnaissait l'existence effective d'une province carthaginoise en Sicile, dont Ségeste faisait partie. Moses I. Finley nous signal que son monnayage cessa subitement, ce qui confirme son passage, sûrement total sous domination Carthaginoise.

   (15). En 339-40 av. J.-C. eut lieu non loin de Ségeste sur les bords du Crimosos une bataille célèbre. En effet Timoléon, fut envoyé par Corinthe pour aider les Syracusains, alors en pleine "mélasse". Celui-ci ayant repris les choses en mains, il avait non seulement reconquis la plupart des cités grecques de l'île. Mais il avait entrepris de bouter le Carthaginois de l'île. Il réussit bien mieux dans cette entreprise, que ses prédécesseurs, pourtant au départ avec des moyens ridicules, comparer à ceux de, Denys l'ancien et d'Agathocle, qui avaient eux échoués. Vous pourriez me dire et Gélon ? je pense que celui-ci, même s'il infligea sa plus sévère défaite à Carthage en Sicile (en 480 av. J.-C. à Himère), n'a jamais eut l'intention d'éjecter les Carthaginois. Carthaginois, qui étaient déjà à l'époque fort bien implanter dans la partie Ouest de l'île. D'avoir calmer pour un bon moment Carthage, devait le satisfaire amplement. Car s'il avait voulu, ce n'est pas la Sicile tout entière qu'il pouvait conquérir. C'est Carthage elle même qu'il aurait put "s'offrir". Retournons à nos affaires, voici en résumé le récit de la bataille : Timoléon et ses troupes (moins nombreuses), dévalèrent le flanc de la colline et tombèrent sur les Carthaginois, les Syracusains (sûrement plus aguerri par les campagnes récemment menées), pulvérisèrent les Carthaginois présents, le sang avait dit-on teinté de sa couleur le Crimosos. Alors qu'un autre contingent de Carthaginois arrivait à la rescousse et qu'il semble que Timoléon n'aurait pas put résister à cette contre-attaque. Une formidable "tempête" se leva, et cingla très sévèrement le corps des Carthaginois qui furent, par l'effroyable force conjugué du vent et de l'eau totalement déstabilisés, les troupes Syracusaines finirent le travail et s'en fut fait des Carthaginois (quels est la part de la légende, dans ce récit ?).

   (16). Par la suite Timoléon, qui appliqua une politique de re-colonisation intense de toute l'île. Ségeste se repeupla tellement et si bien, qu'en 307 av. J.-C. avant l'agression d'Agathocle la cité comptait dix mille habitants selon Diodore de Sicile, chiffre qui, comme nous le fera remarquer Moses I. Finley reste suspect (surtout parce qu'il vient de Diodore de Sicile !).

   (17). Donc, en 307 av. J.-C., elle eut à subir les foudres d'Agathocle, qui, rentrant d'une campagne, plus ou moins réussie en Afrique contre Carthage, s'empara de la cité et fit exécuter une grande partie du peuple. En noyant une grande partie, d'entres eux dans le Crimosos, geste vindicatif. Car les aristocrates de la cité, lui refusèrent tribut. D'ailleurs c'est un fait exceptionnel chez Agathocle, qui jamais auparavant ne s'en prenait au peuple directement, du moins d'une manière aussi brutale.

   (18). En 306 av. J.-C. Agathocle signa un traité avec les Carthaginois et dut néanmoins se retirer des territoires de Carthage, dans cette partie de l'île. Ségeste retrouva la sérénité et ne fut plus inquiétée pendant une assez longue période. Cette quiétude fut interrompue avec le début de la première guerre punique.

   (19). Lorsque j'affirme que Ségeste connue une assez longue période de calme, c'est un euphémisme. Car d'après l'état actuel de mes recherches, les prochains événements qui bouleversèrent Ségeste. Ne se produisirent comme je l'affirme plus haut, lorsque la première guerre punique débuta en 264 av. J.-C.. C'est alors que Ségeste qui depuis 306 av. J.-C. était sous la tutelle et le tribut de Carthage, vois sûrement là l'occasion de se détacher de celle-ci. C'est ce que nous indique Polybe, en nous rapportant ces faits : Après une victoire navale à Mylaï (sûrement l'actuel Milazzo), les Romains débarquèrent sur l'île et pendant leur campagne terrestre en Sicile. Ils délivrèrent Ségeste, alors rentrée en rébellion, et qui submergée de toute part, par des carthaginois avides de vengeance, était sur le point de céder. Les Romains défirent les Carthaginois faisant le siège de la cité.

   (20). Lorsque la première guerre Punique prend fin, et que la victoire de Rome est effective. Ségeste reçoit certains avantages, et du temps de Cicéron sous la république fait partie des huit cités "libres et sans charges". Ainsi la cité reçue la plupart des territoires de cette partie de l'île, peut-être y compris Eryx.

   (21). Si nous savons que Ségeste et Eryx, bénéficie toute deux des faveurs de Rome à cause de leur "origine" troyenne. Apparemment cela ne dura pas, car lors de la visite d'Auguste premier empereur romains en 22-21 av. J.-C.. Ségeste ne bénéficie plus de ce statut spécial de cité "libres et sans charges". Ce qui semble extraordinaire dans le destin de Ségeste sous le joug romains, est qu'effectivement sous la république Ségeste bénéficia d'avantages importants. Et alors que dès le début de l'époque des Empereurs, alors même que des hommes comme Virgile participèrent volontairement à la propagande impériale. En effet rappelons-le Virgile, écrivit "l'Enéide" une des plus belles œuvres de la littérature mondiale. Qui ayant pour but essentiel de donner une origine Noble et Divine à cet Auguste, et par le fait légitimé ses successeurs. Alors que ceci est avérer, comment expliquer l'abandon de Ségeste et d'Eryx dans un deuxième temps ? Alors même que certaines pierres angulaires de la fondation de Rome sont à Ségeste et Eryx.

   (22). Mais malgré cela Ségeste, si elle n'était pas la principale préoccupation de Rome, n'eu tout de même pas trop, à ce plaindre du traitement de Rome. Mais Ségeste fut mis à sac par les Vandales, vers le V siècle ap. J.-C. et c'est ici que s'arrête mon récit.

   (23). L'histoire de Ségeste me laisse un goût amer, son plus grand mystère n'est toujours pas complètement élucider. Certains scientifiques semblent être formels. Je ne le serais pas autant, ont-ils étaient tellement influencés par Virgile et les autres comme Polybe... En vérité l'origine de ce peuple qui construisit ce fabuleux temple (non achevé), ce théâtre tout au moins aussi original, n'est pas encore avérer et nous pouvons nous attendre à des rélévations, lorsque bien sûr des fouilles plus approfondit auront été effectué. Et malheureusement ce n'est pas pour demain.

       Bibliographie :

_"La Sicile Antique" M.I. Finley Editions MACULA- collection DEUCALION.

_"LA SICILE" dossiers d'archéologie N°225 Editions FATON S.A..

_" A la recherche des civilisations disparues Volume IV" Editions Atlas. Editions Atlen, Bruxelles.

_"La guerre du Péloponnèse" Thucydide.

_"L'ENQUETE " Hérodote.

_"L'HISTOIRE" Polybe.

_"L'ENEIDE" Virgile.

_"HISTOIRE UNIVERSELLE" Diodore de Sicile.

_ Remerciements à Camillo Galant.

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