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ustin, historien "abréviateur" antique, nous déclare, je le site "_ On dit qu'un isthme étroit unissait autrefois la Sicile à l'Italie, et qu'elle fut détachée, comme un membre est arraché de son corps, par le choc impétueux de la mer Adriatique, qui se précipite contre cette côte de tout le poids de ses eaux._". D'après les géologues qui sont formels, la Sicile ne fut jamais rattachée à la péninsule italienne, ni au continent africain.
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oici ses mensurations, 25 708 km2; elle est habitée par à peu prêt 5 000 000 d'habitants. Elle compte aujourd'hui neuf provinces : Agrigente, Caltanissetta, Catane, Enna, Messine, Palermme, Ragusa, Syracuse et Trapani. Ce qui est plus intéressant se sont les trois mers qui l'entourent, au nord la mer dite Tyrrhénienne qui se situe entre la Sicile et l'Italie d'aujourd'hui et qui pour moi l'endroit d'où arrivèrent ses plus grands malheurs. Au sud ce que l'on appelle le golfe de Syrthes, entre Lilybée et Carthage séparées par deux cents kilomètres de mer et d'où proviendra plus tard l'invasion Musulmane, l'aventure musulmane ce solda par un bilan plutôt mitigé. A l'est la mer ionienne qui fit entrée la Sicile par la grande porte dans la civilisation grecque.
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ujourd'hui encore vous pourriez distinguer l'influence grecque dans la vie de tous les jours, dans certaines parties de l'île, disons de Cefalù à Syracuse en suivant la côte. Alors que l'autre partie des côtes, d'Agrigente à Palerme vous ressentirez influence arabe. Le centre est plutôt resté romain, j'aime à croire qu'un citoyen romain de l'époque de la fin de la république ne serait pas déconcerté par les paysages. Car ils ont fort peu changer. Sûrement que les forêts y étaient plus nombreuses, mais l'organisation des "latifundia" romaine héritage des Sicanes hellénisées, à laissée sa marque et semble avoir figée sur l'instant cette Sicile des terres. Ceci peu paraître une définition quelque peu réductrice et j'y souscris. Mais lorsque vous vous rendrez en Sicile pour la première fois, garder cette image toujours à l'esprit. Vous aurez l'occasion lors de vos ultérieurs séjours de pouvoir noter les subtilités de ce peuple, qui eu maintes fois à subir des conquérants, venus parfois de contrées lointaines.L
a position quasiment centrale de la Sicile dans la Méditerranée, engendra ses richesses et lui value bons nombres de ses maux. Dans le monde antique elle devint un carrefour commercial tout d'abord, pour devenir ensuite et rapidement un endroit où eurent lieu des chocs culturels formidables.
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e paléolithique voilà approximativement l'époque où l'homme laissa des traces de son passage sur l'île. Cela ne nous permet pas d'affirmer que l'homme s'installa sur l'île dès cette époque. Qui peut savoir si par hasard, nous ne pouvons pas tomber sur des traces ? , qui nous prouveraient que l'homme ne s'était pas adapté auparavant sur cette île ? . Car ce n'est certes pas les trois kilomètres du détroit de Messine, qui les en auraient empêchés. Quoi qu'il en soit, le plus vieux gisement daterait d'environ dix-neuf mille ans av. J.-C. il fut trouvé au sud-est de la Sicile en deçà de Syracuse, non loin de Marina di Ragusa.C
'est lors du paléolithique supérieur que furent exécutées les gravures dans les grottes d'Addaura non loin de Palerme et de l'îlot de Levanzo, le site de Levanzo est datée par les scientifiques, vers dix mille ans av. J.-C.. Au cours du paléolithique tout semble s'être passé sans grand changement ni bouleversement.
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u contraire le néolithique apporta son flot de bouleversement, Stentinello semble être le témoignage le plus important qui nous soit parvenus par delà les siècles, de ce phénomène qui révolutionna la Sicile, du moins la partie orientale. En effet vers la fin du VI millénaire apparurent dans cette partie de l'île des hommes venus du nord de la Grèce, des Balkans ou peut être de plus loin vers le moyen orient, la Syrie. Ceux-ci installèrent des fermes, où ils pratiquaient une forme d'élevage et d'agriculture, ils ont des meules pour leur grain. Ils savent travailler l'obsidienne, ils entourent leur village de fosses à vocation défensif. Venant de la mer ils pratiquent les échanges commerciaux. A une époque la plus récente de cette période, leur céramique évolua, elle sera incisée puis par la suite elle fut peinte. C'est sur l'île Lipari que l'on extrait l'obsidienne qui fut très tardivement supplanté par les métaux.C
omme je le dis ci-dessus, vers le III millénaire le déclin des îles Eoliennes est certains, sûrement à la suite de l'apparition du cuivre, l'utilisation de l'obsidienne disparaît. Vers deux mille ans av. J.- C. les Eoliennes reviennent sur le devant de la scène. Point de passage obligé des routes maritimes de l'époque, entre les îles britanniques et le proche Orient qui commerce intensément. Les métaux qui avaient causé son déclin, deviennent l'élément vital qui refera des îles, un point important de passages et permis un certains enrichissement, ce n'est pas pour rien que l'on appelle cette période l'âge du cuivre.
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l'âge du bronze ancien une culture nouvelle se développa et c'est encore Paolo Orsi qui découvris non loin de Noto un site prolifique nommé Castellucio, cet endroit donna sont nom à cette époque. Cette culture se développa entre mille neuf cents et mille quatre cents ans av. J.-C. Comme cela arrive souvent nous en apprîmes beaucoup sur ce peuple, qui vécu en ces lieux grâce à leur nécropole, qui a comme particularité d'être taillé à même le roc, ces tombes sont nommées "tombe a forno" tombes en formes de fours. Ce qui me semble étrange et qui caractérise cette période, c'est le dédain qu'affiche apparemment ces hommes pour les métaux. Cela tends à être démontré par le nombre de silex retrouvé, qui est extrêmement important, voir même des objets dont la matière première est l'os animal.V
ers mille quatre cent ans av. J.-C. arrive la période dite de Thapsos un site se trouvant non loin de Syracuse. Cet endroit se caractérise par son enceinte qui englobe plusieurs habitations, c'est par le fait le plus vieil établissement de ce type que l'ont peu voir en Europe occidentale, nombre d'objets retrouvés son d'origine mycénienne, la culture mycénienne influença fortement ses habitants qui commerçaient par le fait avec ses hommes de la Grèce Centrale, qui celons des témoignages retrouver sur place, auraient dès lors vécu parmi les indigènes. Thapsos n'est certes pas le seul endroit où se développa cette culture à très fortes consonances mycéniennes, on peut la voir aussi Cozzo del Pantano et Matrensa. Il semblerait par contre que du côté de la région de Palerme, ce lien fut rompu. Alors que dans certaines îles de l'archipel des Eoliennes, ces Mycéniens s'installèrent.
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cette même époque il est certains qu'il y eut un mouvement de forte amplitude, venant de la péninsule Ibérique. Ce flux eu lieu un peu partout dans le bassin Méditerranéen. La Sicile en fut influencée aussi, l'apport se résume principalement par l'intégration de personnes compétentes dans l'art métallurgique. Alors que l'on peut constater l'abandon de la plus part des villes côtières, pour des sites plus éloignés de celles-ci. Les historiens pensent que ce flux de populations étrangères était accompagné, d'une recrudescence de la piraterie dans ses eaux.D
e 1250 à 650 ans av. J.-C. environ, se développa une autre culture, dite de Pantalica héritière cette fois de celle de Thapsos. Les archéologues pensent que celle-ci eu quatre phase bien distincte, la présence toujours affirmée des Mycéniens est attestée par la découverte de palais de type de l'anaktoron de Mycènes. On note aussi une présence phénicienne. L'influence grecque n'est pas la plus importante, car ce sont peuples italiques qui semble avoir le plus investis l'île, c'est à partir de la fin du II ème millénaire que les Sicules rejetés de l'Italie ils s'installèrent dans l'est de l'île. Les Sicanes d'origine ibérique et habitants cette partie de l'île furent refoulé vers le centre et l'ouest de la Sicile. Les Sicules étaient un peuple cousin des Latins, ils possédaient des chevaux et ils utilisaient un idiome italique d'origine indo-européen. A l'ouest extrême de l'île habitaient les Elymes peuple originaire d'Ilion, si cette information nous vient d'écrivains anciens, récemment ce fait aurait été confirmé par les archéologues. La légende raconte qu'Enée fils de Priam fonda le culte d'Aphrodite à Eryx, cela avant de partir fonder Rome. La cité la plus fameuse fondée par ces troyens fut Ségeste.
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onc avant l'arrivée en force des grecs, la Sicile connaissait apparemment trois influences culturelles, les Sicules d'origines italiques, les Sicanes issus du flux ibérique et les Elymes d'origines troyennes. Tous ceci saupoudré d'influence mycénienne et phénicienne.A
propos de la colonisation grec de la Sicile, nous devons tout de suite ôter de nos esprits, un éventuel sentiment romanesque d'aventure. Les colons qui vinrent s'installer en Sicile, connaissaient celle-ci assez du moins pour monter des projets sérieux d'implantation. Certains de ces grecs commerçaient déjà depuis un certain temps avec l'Etrurie et la Campanie, qui fut d'ailleurs un de leur tout premier lieu d'implantation à Ischia et très rapidement non loin de Cumes. Si on date ces implantations vers 800 av. J.-C., alors la question est pourquoi si loin ? . La cause de ces colonies si lointaines s'explique aisément par l'importance du commerce entre ces deux régions très éloignées. En effet lors de leur longue pérégrination qui sûrement devait les pousser bien plus loin, il était toujours intéressant de posséder un endroit sûr où faire escale. C'est ainsi que les Eubéens grands colonisateurs après avoir investi Naxos en 757 av. J.-C. et d'autres lieux peu de temps après avec l'appuis de Ioniens. Ils s'empressèrent de fondée Zancle et Reghiôn afin de contrôler le détroit de Messine qui commençait certainement à prendre une place importante pour le commerce maritime.
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on nombre d'autres cités participèrent à la colonisation de la Grande Grèce, des Rhodiens, des Mégariens, des Crétois, des Corinthiens et des Chalcidiens. Parfois ils s'associèrent pour surmonter les difficultés de l'entreprise. Avant d'établir la chronologie de cette colonisation, je vous parlerais des motifs de cette vague de colonisation.S
i chacun des participants au phénomène d'expatriation qui eu lieu dès lors, avait ses propres raisons de s'engager dans de telles aventures, les hommes qui gouvernaient les cités d'où partirent les colons, avaient les leurs aussi. Deux raisons principales, tout d'abord la production céréalière base de l'alimentation grec devint insuffisante au fur et mesure de l'augmentation de la démographie. La Grèce bien que doter un climat pourtant clément, ne bénéficier pas pour autant d'un sol fertile et facile à travailler, d'ailleurs sa surface cultivable avait déjà pratiquement atteint son maximum dès lors. Dans certaines cités le départ d'une centaine hommes suffisaient parfois à rétablir un équilibre devenu précaire. La deuxième raisons qui découlait parfois de la première, était la pression toujours plus importante que pouvait engendrer l'augmentation d'une certaine catégorie de population, que nous pouvons situer dans les plus base classes censitaires. Beaucoup de ces tyrans ou oligarques voir les quelques aristocrates encore au pouvoir dans certaines cités, se servirent du mouvement de colonisation comme d'une soupape de sécurité, afin d'éloigner sans avoir recours à une effusion de sang, certains éléments subversifs.
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n oekïste était nommé pour chaque départ, ce chef de la colonie issu parfois d'une famille aristocrate déchu, était le commandant en chef de l'expédition. Rapidement on mêla le divin à tous cela, l'oracle de Delphes donnait à tel ou un tel la mission de créée une nouvelle colonie à un endroit précis, ironiquement parfois cette volonté divine intervenait alors même que la colonie était déjà établie, tous cela pour faire participer les dieux à cette grande aventure. Les fondateurs de colonie lorsqu'elle réussissait étaient honorés longtemps après leurs morts.A
partir de 760 av. J.- C. il y eut un grand mouvement de colonisation vers la Sicile, reprenons en le courant chronologique. Nous en étions restés à 757 av. J.- C. lors de l'implantation de Naxos, s'ensuivit rapidement la fondation de Catane en 729 av. J.- C. cité qui vît la naissance de Charondas de Catane et de Leontinoi en 750 av. J.- C., ces territoires furent colonisés en grande partie pour leurs terres fertiles. Alors que dans la foulée furent fondées par ces mêmes Chalcidiens Zancle en 750 av. J.- C. et Reghiôn qui pourtant ne bénéficiaient pas de territoire à proprement dit fertile, ces colonies furent fondées pour contrôler le détroit de Messine.E
n 733 av. J.- C. Corinthe et l'oracle de Delphes envoyèrent Archias fondée Syracuse, toujours sur la côte sud-est de l'île, en 750 av. J.-C. des Mégariens fondèrent Megara Hyblaea entre Syracuse et Leontinoi. Gela fut fondée en 680 av. J.- C. par des crétois et des rhodiens sur la côte sud de la Sicile.
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es cités fondèrent à leurs tours d'autres colonies dans l'île, Syracuse fonda en 633 av. J.-C. Akrai et Camarina en 598 av. J.- C., alors qu'en 663 av. J. - C. ils fondent Kasmenai.A
kragas fut fondée en 580 av. J.- C. par des colons Géliens. Des colons de Megara Hyblaea fondèrent Sélinonte en 650 av. J.- C. Les Zancliotes fondèrent vers 717 av. J.- C. sur la côte Tyrrhénienne Myles ainsi qu'en 648 av. J.- C. Himère plus à l'ouest où naquit Stésichore. En 510 av. J.- C. des Cnidiens menaient par Pentathlos qui venaient d'échouer dans une tentative d'implantation à l'extrême Ouest de la Sicile, sur un territoire déjà contrôlé par les Elymes déjà alliés des phéniciens, s'installèrent à Lipari. Cela devait clôturer cette vague de colonisation grecque.A
vant de parler de l'impact et des effets des ses implantations sur la population et le paysage de la Sicile, nous ne devons pas oublier la part des Phéniciens, en effet au même moment, voir même bien avant. Ceux-ci mettaient un pied en Sicile ils se comportèrent comme dans la plus part de leurs autres territoires, établissant des comptoirs commerciaux de préférence. En Sicile ils ne contrôlèrent véritablement que quelques petits territoires comme l'île de Motya, là ils s'établirent aussi dans l'arrière pays proche et l'exploitèrent. Ils firent de même à Panormos l'actuel Palerme et Soleis dont l'emplacement n'est toujours pas déterminé avec certitude et Solunte qu'apparemment ils fondèrent sur les ruines d'une tentative grecque, mais bien plus tard au IV siècles av. J.-C.. S'il semble que les premiers temps, la cohabitation fut plutôt pacifique, les premiers conflits semble être intervenus vers 580 av. J.- C. La colonisation phénicienne n'eut pour conséquence peut être que de galvanisée l'agriculture et l'artisanat existant déjà dans les parties de l'île où ils accostèrent, alors que les conséquences de la colonisation grecque furent toutes autres.
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ous ne possédons pas d'information sur les premiers siècles de cette colonisation, d'ailleurs sur toute cette période dite archaïque de la Grèce en général, pour la Sicile cela se réduit à très peu de choses. A présent parlons de l'impact des colons grecs sur la Sicile d'alors. Tous les établissements étaient côtiers ou vraiment peu éloigné de la côte. Les indigènes furent chassés et repousser vers l'intérieur des terres, là ils continuèrent à vivre comme auparavant tout en étant tout de même influencé par la civilisation grecque. Au tout début les autochtones furent contraints à participer à l'implantation et à la construction des cités. Lors des conflits qui virent s'affronter indigènes et colons, les hommes capturés furent réduits à l'état d'esclave et les femmes devinrent les femmes des colons, car il y avait peu de femmes qui participaient à ces aventures.D
eux fait notablement prouve implicitement que les indigènes et surtout les Sicules vécurent indépendamment encore longtemps après l'arrivée des grecs. La révolte des Sicules de Ducétios vers le milieu du V siècle av. J. - C. et pendant la guerre du Péloponnèse. Plus exactement lors de la tentative d'Athènes de s'emparer de la Sicile, Thucydide nous dit que les stratèges athéniens purent réunir un fort parti de Sicules.T
ous les colons n'utilisèrent pas la force, il semblerait que les Chalcidiens préféraient la manière disons douce, certains historiens ont cru que cela était dû à la différence caractère des Corinthiens et des Chalcidiens. La mansuétude chalcidienne fut loin de se vérifier tout le temps.
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e voudrais à présent vous parlez de la différence fondamentale entre les colons phéniciens et plus tard les Carthaginois et les colons grecs. Nous parlerons tout d'abord des Phéniciens, ceux-ci lorsqu'ils arrivaient ne chercher pas à tous prix à s'installait en force, car leur activité principale était le commerce maritime, afin que cela se passe bien, ils n'employaient pas à la violence systématiquement. On pourra vérifier cela dans la plus part des cas d'implantation phénicienne. Lorsque Carthage s'émancipa de Tyr sa métropole et que Carthage étendis sa domination sur tout à l'ouest du bassin Méditerranéen. L'Espagne devint quasiment la seule exception à cet état de fait. Le commerce voilà ce qui importait le plus aux carthaginois, certes lorsqu'ils se sentaient menacés par un peuple ou un autre, ils n'hésitaient pas à user de la force militaire. Le fait est que Carthage n'avait pas d'armée permanente, celle-ci recrutait des armées uniquement constituées de mercenaires, seul les postes de commandement leur étaient réservés. S'ils s'impliquèrent beaucoup dans certaines possessions en Sicile, c'est qu'ils leurs faut absolument contrôler ces passages maritimes, l'île de Motya et Panormos ainsi que d'autres petites cités leurs importaient beaucoup. Les Carthaginois n'étaient pas des interventionnistes chroniques. En Sicile ils cherchèrent à maintenir un équilibre des forces et parfois lorsqu'ils en avaient l'occasion, ils n'hésitaient pas à conquérir quelques territoires supplémentaires. Les Carthaginois ne firent jamais de grand effort pour s'y maintenir. C'est Motya et plus tard Lilybée qui leur importaient vraiment le plus.
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ue nous restent-ils de leur passage qui dura tout de même jusqu'à la fin de la première guerre punique, peu de choses. Peut-on en déduire qu'ils n'influèrent pas autant la Sicile que les Grecs, cela n'est pas certains. L'arrivés des phéniciens fut certainement le début de l'influence orientale qui devait se maintenir jusqu'à nos jours.Q
uant aux grecs ils se comportèrent comme de véritables colons, ils avaient la ferme intention de vivre sur ces terres, qu'ils s'appropriaient certes avec forces, mais qui à leurs contacts se bonifia. Ils emportaient dans leurs bagages, leur métropole si je puis dire. Cherchaient-ils à inventer un nouveau mode de vie ? . Absolument pas, ils y reproduisaient à l'identique le mode de vie qui avaient été le leur lorsqu'ils vivaient dans leur métropole respective. Religions, culture, arts, agricultures et gouvernements, absolument rien ne manquait à l'appel. Les liens commerciaux et leur rapport avec celle-ci restait privilégié, très rapidement pourtant elles proclamèrent leur indépendance. Nombreuses sont celles qui devinrent plus puissante que leur cité d'origine. C'est pour cela qu'il nous est somme toute facile de compléter, certains vides que nous avons dans la petite histoire de la Sicile grecque. Il est indéniable que la Sicile pré-grecque influença cette même culture grecque, toutefois les variantes ne sont pas très importantes. La Sicile devint l'égale et parfois même fut génératrice d'innovation dans tous les domaines, il arriva même que la puissance d'Agrigente et Syracuse notamment dépassa celle d'Athènes, de Sparte et de Corinthe. Notons tout de même que ce lien de parenté ne fut jamais tranché, de nombreuses fois les cités siciliennes firent appel à leur métropole pour les aidés à régler certains problèmes, comme lorsque Syracuse appela Corinthe à son secours et que celle-ci lui envoya Timoleon. Une autre fois Syracuse fut soutenue militairement par Corinthe, cela eu lieu notamment pendant la guerre du Péloponnèse, lors de l'expédition d'Athènes en Sicile. Architectes, artisans, et autres spécialistes tentèrent leurs chances en Sicile, certains y réussir et d'autres y renoncèrent.
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i au long des siècles le flux de nouvelles recrues pour ces colonies ne cessa pas. Il varia en quantité et en qualité, en ce qui concerne cette dernière cela dépendait de la situation en Grèce. Cela engendra un melting-pot qui coexistait dans une même cité, malgré tout essentiellement grec. Bien que saupoudré d'autres peuples d'origines diverses, surtout indigène.C
ertaines de ces cités se développèrent rapidement, comme je vous le rapporte plus haut, certaines d'entre elles fondèrent même d'autres cités, parfois de simple avant poste militaire. Syracuse la plus grande entre toute, fonda par exemple Camarine en 598 av. J.- C. qui finit par se retourner contre sa métropole Syracuse. Si certaines de ces cités connurent une expansion formidable, c'est grâce à l'intelligente manière d'exploiter l'arrière pays. Celui-ci fournis très rapidement le blé, le bois et bien d'autres produits qui leur permirent rapidement de s'enrichir et de connaître des situations plus que florissantes. Cette richesse comme souvent en Grèce, se traduisit par une prolifération architecturale de haute volée.B
ien entendus l'extension de ces cités s'affirmaient de plus en plus et cela provoqua divers conflits, entre les cités grecques. Ainsi commencèrent ces guerres fratricides, qui ressemblaient aux guerres perpétuels auxquels s'adonner déjà depuis des siècles leurs frères en Grèce. Les gouvernements de types différents s'alternèrent au fil du temps, Tyrannie dont la plus fameuse de l'époque archaïque, fut celle de Phalaris à Agrigente vers 510 av. J.-C., il y en eu d'autres bien sûr, Panétios fut tyran avant lui à Leontinoi. Cette période connu aussi de grand homme tel que le légendaire Charondas de Catane homme de loi. Ce sont sûrement ces changements de gouvernements, ces guerres civiles, ce que l'on nomme stasis en Grèce. Qui amenèrent plusieurs fois ces cités à s'affronter. Aristocratie, oligarchie, et tyrannie se succédaient avec plus ou moins de succès. C'est un lieu commun de dire que les riches s'enrichir aux dépens des pauvres, mais cela value aussi pour la Sicile.
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es cnidniens qui colonisèrent une des îles de l'archipel des Eoliennes vers 510 av. J.-C., furent les derniers de l'époque archaïque tardive à s'installer. C'est à cause des phéniciens qui aidèrent les Elymes à les repousser des terres où ils auraient souhaiter s'installer, non loin de Lilybée. Ce sont les carthaginois qui à une époque un peu plus reculée, s'étaient émanciper totalement de Tyr, avaient peu continuer l'expansion amorcée par les phéniciens à travers toute la Méditerranée occidentale. Bien sûr la Sicile se trouvant juste en face, elle devint pour Carthage un enjeu important, la pointe ouest de l'île devenait un point stratégique pour le commerce. Peut-on dire que ce se sont les Carthaginois qui arrêtèrent les Grecs dans leur élan colonisateur ? . Dans tous les cas, il est certains que les grecs n'avaient plus de territoire vierge de la présence phénicienne à coloniser. Les Carthaginois dignes successeurs des Phéniciens leurs ancêtres, n'avaient pas laissé le temps aux Grecs de s'y implanter. D'ailleurs il est attesté que dès cette époque Agrigente et Sélinonte commerçaient activement avec Carthage.
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evenons à nos tyrans mieux connus à l'époque classique, le fils de l'un d'entre eux devint un des hommes les plus puissant de la Sicile antique. Hippocrate qui devint tyran de Gela en 498 av. J.-C. à sa mort Gélon son mettre de cavalerie s'empara du pouvoir, celui-ci s'empara de Syracuse. Théron tyran d'Akragas devint l'allié de Gélon en 480 av. J.-C. pour affronter les Carthaginois, lors de la bataille d'Himère. les Carthaginois perdirent et durant tous le règne de Gélon ils n'intervinrent plus dans les affaires de celui-ci en Sicile. Il continua sa conquête de l'île du moins le territoire colonisé par les Grecs. En 478 av. J.-C. lui succéda un de ses frères Hiéron I. Celui-ci eu pour grand fait d'arme de battre les Etrusques, non loin de Cumes en 474 av. J.-C. Il se contenta le plus souvent de renforcer son royaume, néanmoins il se battit contre les Carthaginois. En 467 av. J.-C. il mourut. Il fut aussi connu pour avoir reçu à sa cour, Eschyle, Pindare et Bacchylide.I
l est clair que les cités grecques de la Sicile étaient rentrées de concert avec ses sœurs grecques, dans l'époque classique, qui vit l'accomplissement de la cité-Etat la poleis en grec. Ce qui marque la différence entre la poleis grecque et toutes autres communautés non grecque, c'est l'indépendance ou bien l'autonomie, ou plutôt cet état d'esprit dont nous sommes les héritiers. D'ailleurs on peut voir tous les vecteurs de la poleis en Sicile, quels sont-ils ? . Les classes censitaires s'affirment, l'organisation militaire de type hoplitique et cavalerie est en pleine expansion, la religion qui créa ses propres dieux ou cultes, les modes de gouvernements, qu'ils soient aristocratiques, oligarchiques ou démocratique et surtout tyrannique.A
lors qu'Athènes en finissait avec la tyrannie en 508 av. J.-C. et que la plupart des cités grecques évoluaient déjà vers la démocratie. En Sicile ce ne fut pas le cas, les tyrans se succédaient, parfois survinrent des intermèdes démocratiques, la plupart de ces tentatives firent long feu. Tous ces tyrans étaient issus pour la majeure partie de l'aristocratie, si le pouvoir ne s'héritait pas filialement, c'était un démagogue prenant le parti du peuple, celui-ci aussi était issu de la classe aristocratique. Si cette première vague de tyran finit vers 466 av. J.-C. elle laissa des traces indélébiles en Sicile, le mot de tyran fut en quelque sorte galvaudé par rapport à son sens premier. Le terme de despote aurait été plus adéquat pour définir ces hommes, qui massacrèrent et déportèrent tant. Ils détruiront et reconstruiront beaucoup de cités.L
a translation entre la tyrannie et la démocratie, ne se passa pas gentiment, c'est le moins que l'on puisse dire, car les luttes des différents partis qui s'affrontèrent alors, causèrent le même genre de troubles que se produisirent, pendant les tyrannies, massacres et autres exactions se reproduisirent de nouveau. Selon Iacono Antonino l'historien ce fut une période très prolifique pour la Sicile. Moses Finley historien était bien plus modéré. Il est vrai que pendant cette période apparurent de grands hommes de l'histoire sicilienne, à Agrigente Empédocle le philosophe, à Syracuse Corax l'inventeur de la rhétorique grecque. Et le plus fameux rhéteur de tous les temps Gorgias de Leontinoi, celui-ci alla en ambassade à Athènes pour y défendre la cause de sa cité, ceci en 427 av. J.-C. Ce que nous savons de la démocratie de cette époque est essentiellement du fait de Syracuse, qui semble t-il avait adoptée, avec ses propres variantes les règles démocratique d'Athènes. Ces différences sont tout de même assez notables, par exemple il n'y avait pas de tirage au sort des charges annuelles, les citoyens n'étaient pas rétribués pour leurs participations à ces assemblées. Ce qui eu pour conséquences de transformer ces démocraties en rien d'autre que des aristocraties ou des oligarchies déguisées.E
n 451 av. J.-C. il y eut une révolte des Sicules menée par Ducétios, celui-ci parvint quelque peu a ennuyer les Syracusains et les Agrigentains, cela ne dura pas et Ducétios fut bannis. Mais il revint et il fut le fondateur d'une nouvelle cité, sur le site déjà colonisé par des Samiens, à Kalê Aktê. Ces faits sont importants, car nous ne devons pas oublier ces peuples indigènes qui jouèrent encore un rôle et ceci malgré leurs hellénisations indubitables. En 427 et 415 av. J.-C. il y eue une nouvelle tentative, d'un parti Sicules et lors de l'arrivée de l'expédition d'Athènes lors de la guerre du Péloponnèse, nombreux furent les Sicules qui apportèrent leurs aident aux Athéniens.E
n 424 av. J.-C. les cités siciliennes se faisaient la guerre depuis deux ans, à Gela fut conclut une paix entre toutes ces cités, Hermocrates avait réussi à convaincre ces cités, que ces combats incessants servait les intérêts d'Athènes. Qui avait dès lors des vues sur la Sicile, d'ailleurs elle était déjà intervenue lors de certains conflits. Cette paix ne fut que passagère et en 422 av. J.-C. cela recommença de nouveau. Cela eu pour conséquence l'intervention d'Athènes quelques années plus tard, mais comme l'affirme la plupart des historiens, la véritable cause de l'intervention d'Athènes en Sicile est plutôt dû à la paix de Nicias. Et c'est Ségeste qui lui donna l'excuse, suite à l'énième guerre contre Sélinonte, Ségeste n'ayant trouvée d'appuis ni à Carthage ni à Agrigente, elle se retourna vers Athènes, qui après un fameux discours d'Alcibiade pris la décision d'envoyée la plus formidable expédition militaire que l'on est jamais vu, Thucydide "la flotte la plus coûteuse et la plus magnifique qui fût jamais partie d'une unique cité grecque". Cela se finit en drame pour tous les Athéniens et ses alliés.A
près 413 av. J.-C. la défaite d'Athènes les conflits reprirent de plus belle, en 410 av. J.-C. Ségeste encore en conflit avec Sélinonte obtint l'aide de Carthage, celle-ci réunissant une petite armée débarqua promptement et saccagea Sélinonte et pris la direction d'Himère, là les combats firent rages une partie de la population s'enfuie à Messine, l'autre fut massacré. Etonnamment cette petite armée se dissout dès lors qu'elle eut remit les pieds en Afrique. Hermacrotes qui avait été bannis par les Syracusains, alors qu'il s'était rendu en Grèce pour prêter mains forte à Sparte dans sa guerre contre Athènes, revint devant les portes de Syracuse, s'ensuivirent des combats ou il trouva la mort. Parmi ses troupes se trouvait un homme qui allait redonner si je puis dire sa splendeur à la tyrannie, cet homme devint un des plus grands de son temps, il se nomme Denys l'ancien.E
n 406 av. J.-C. Carthage revint avec un fort parti militaire, ils mirent le siège devant Syracuse qui résista vaillamment pendant huit mois. Après cette défaite tous ceux qui le purent s'enfuir vers Leontinoi, les Carthaginois s'adonnèrent aux pillages, Diodore de Sicile rapporte, qu'ils emmenèrent le taureau de Phalaris et bien d'autres chefs-d'œuvres artistiques.C
'est alors que Denys l'ancien ce fit nommer stratège, ce fut son premier pas vers le pouvoir suprême, qu'il obtint suite à des manœuvres digne des plus grands démagogues. Quelques temps après le combat contre les Carthaginois repris, mais apparemment cela tourna mal pour Denys et les syracusains, car ils se retrouvèrent assiéger à leur tour. Selon Diodore de Sicile les Carthaginois furent frapper par la peste, obligés de rompre le siège, ils signèrent un traité qui stipulait entre autres la reconnaissance du pouvoir de Denys. Comme l'affirme M. Finley ce fut la fin de la période démocratique en Sicile ! .R
evenons sur cet échec du système démocratique en Sicile, la démocratie en Grèce s'était s'appuyer sur une civilisation déjà millénaire, donc un fort sentiment d'appartenir à une réelle communauté (même si peu stable), je pense que le ferment de la démocratie résidait là. Alors qu'en Sicile les cités grecques n'avaient pas peu suivre ce long cheminement. La mixité des peuples présents à cette époque est bien trop importante. Finalement la Sicile était en réalité bien trop jeune, disons qu'elle savait à peine se maintenir debout et on lui demandait déjà de courir un marathon. Pour en revenir à l'échec de la démocratie en Sicile, il suffit de rappeler un certain passage du discours d'Alcibiade devant l'assemblée ou il prônait une expédition en Sicile. Thucydide : Alcibiade parlant de la Sicile "les cités y sont peuplées de masses hétérogènes ; changements ou nouvelles admissions de citoyens s'y opèrent facilement ; par suite, nul n'y a le sentiment qu'il s'agit de sa vraie patrie...". Il est vrai que la Sicile de l'époque n'existait pas en temps que nation, mais contrairement à ce que déclarait Alcibiade, cela ne la rendait pas plus faible pour autant. Alors qu'en Grèce existait déjà un terrain fertile, tout prés a soutenir cette grande aventure humaine qu'est la démocratie. Attention ! alors que nos dites démocraties contemporaines sont loin d'être parfaites, ne vous méprenez pas celle d'Athènes qui reste la plus ancienne l'était encore moins. A Athènes la démocratie naquit vers 508 av. J.-C., il vous suffit de penser à tous les systèmes de gouvernements que nous avons eu à subir depuis. Si vous étudiez la démocratie athénienne vous serez malgré tout certainement étonnés. En étudiant l'histoire de la Sicile vous vous rendrez compte que la démocratie n'eut pas le droit d'exister.N
ous nous égarons une fois encore de notre cheminement chronologique. Denys l'ancien de 405 à 367 av. J.-C. l'année de sa mort régna dans la plus pure tradition des tyrans. Il s'attribua un droit sur les biens et les personnes, utilisa les méthodes éprouver de la tyrannie et notamment la déportation en masse. Comme le fait si bien remarquer Moses Finley on ne peut souscrire raisonnablement aux récits, que firent les historiens antiques de sa vie. Il sut renforcer son pouvoir, il introduisit un mouvement qui venait d'ailleurs de Grèce, qui est l'appel de plus en plus marqués aux mercenaires. Comme tout tyran qui se respecte, il s'octroya plusieurs épouses à la fois, alors qu'en Grèce la monogamie était la règle depuis longtemps. En 402 av. J.-C. Denys l'ancien dénonça le traité signé avec les Carthaginois et repris la guerre, bien préparer il prend le dessus rapidement. Cela ne dura pas, les carthaginois reprirent l'offensive et après maintes batailles dont ils sortirent vainqueurs. Ils reprirent l'avantage allant même jusqu'à menacé Denys sous les murs de Syracuse. Encore une fois c'est la peste qui régla son compte aux carthaginois selon Diodore de Sicile, comme par hasard ! quoi qu'il en soit Denys s'en sortait pas si mal, les Carthaginois repartir dans la nuit et laissèrent leurs alliés à un triste sort. Il se retrouva au point de départ avec les mêmes possessions qu'auparavant. Par la suite il mena deux autres guerres contre les Carthaginois en Sicile ou il n'obtint pas de brillants résultats, il mourut pendant une trêve hivernale, alors qu'il combattait les puniques en 367 av. J.-C. Contrairement aux tyrans du passé, Denys l'ancien ne se préoccupa nullement de laisser derrière lui, la marque de son passage. En effet on ne lui connaît pas de grande réalisation architecturale, mis à part les constructions de types militaires, notamment la forteresse de l'île d'Ortygie.C
e fut Denys le jeune qui hérita du pouvoir de son père, il n'était pas à la hauteur de la tâche, préférant le vin au travail. Il choisit de vivre à Locres la cité de sa mère, Dion son frère issu d'un autre mariage de son père avec une syracusaine. Lui était plus apte à diriger, rapidement leurs rapports se dégradèrent. A la suite d'un complot, du moins nous n'avons la preuve du contraire ou de la véracité des affirmations faites dans un courrier, qui déclarait que Dion négociait avec les Carthaginois, Denys le jeune contraint Dion à une forme de pétalisme. Dion partie en Grèce pour dix ans. C'est en 357 av. J.-C. qu'il fit une tentative pour reprendre le pouvoir, s'ensuivirent dix ans de combats constant entre ses deux factions et d'autres. A Syracuse la ville fut divisée en deux, des petits tyrans prirent le pouvoir un peu partout, l'est de la Sicile se retrouva à genou à cause de tous ses troubles, les pires exactions furent commises pendant cette période obscure, Platon lui-même y fut mêlé de plus au moins loin. Dion fut assassiné par un de ses amis. Quoi qu'il soit les mercenaires introduit à l'époque par Denys l'ancien jouèrent un rôle important dans ces événements ! .U
n parti syracusain fit appel à la métropole Corinthe, qui pour une fois y répondis. Elle envoya un homme qui devint une légende de son vivant. Cet homme se nommait Timoléon, il arriva avec quelques hommes en 344 av. J.-C. S'il se rendit tout d'abord à Reghiôn, très rapidement Andromachos l'accueil à Naxos. De là avec de très petits moyens il commença la conquête de la Sicile orientale. Denys le jeune ne résista pas longtemps, mais il eut la vie sauve et partie en exile en Grèce à Corinthe. Timoléon soumit les autres opposants, il les fit presque tous exécutés. Comme il fallait s'y attendre les carthaginois ne tardèrent pas à ce manifester ! Un certains Magon général Carthaginois dû rentrer en Afrique sans combattre, puisque ces troupes avaient refusé de combattre, malgré leurs supériorités numériques, on imagine facilement les mercenaires d'habitude utilisés par las carthaginois, avoir réclamer ce que Magon ne pouvait leur donner, il se suicida. En 341 av. J.-C. ou peut être un peu avant, débarqua à Lilybée un fort contingent carthaginois cette fois, Timoléon les bats sur le fleuve Crimosos. En partie grâce à un déluge qui emporta la plus grande partie de cette armée, Timoléon fît un très bon butin. En 336 av. J.-C. il abdique, avant cela il fait modifier la constitution très ancienne de Syracuse, évidement les tyrans qui se succédèrent pendant des années, ne prirent jamais l'initiative de réformer celle-ci, puisqu'ils n'en faisait aucun cas eux-mêmes. En quelque sorte il transforma une tyrannie en une oligarchie, ne vous laisser jamais prendre par les mots comme assemblée populaire, les tyrans dans la plupart des cas ne dissolvaient pas ces assemblées. Donc la présence d'une quelconque assemblée, n'engage pas la présence obligatoire d'une démocratie. Comme l'écrivit Moses Finley, Timoléon mis en place une oligarchie et non pas une démocratie.L
a Sicile avec cette faculté de récupération extraordinaire se remit rapidement à flot, Timoléon fît venir beaucoup d'immigrés du sud de l'Italie et de Grèce. Des cités renaissent de leurs cendres. Mais même pendant son règne il y eut des problèmes, certains groupes qui se trouvaient insatisfaits de la répartition des terres et pour d'autres motifs se révoltèrent.E
n 317 av. J.-C. Agathocle pris le pouvoir dans le sang, le début de sa tyrannie d'ailleurs eue cette couleur. Par la suite il devint un des plus "bons tyrans" de l'histoire de la Sicile. Bien que dans un premier temps il réussit à se mettre la majeure partie de la Sicile grecque à dos. Alors qu'il était encerclé par les carthaginois dans Syracuse, il réussit à s'échapper et il porta la guerre en Afrique. Cela eu pour effet d'affaiblir l'armée carthaginoise qui assiégeait Syracuse. Antander le frère d'Agathocle en profita pour infliger une terrible défaite au général carthaginois Hamilcar. Suite à différentes péripéties Agathocle signe un traité avec les carthaginois qui mena un statu quo. Agathocle après le traité régna comme un roi pour la première fois, un tyran frappa son nom sur ses monnaies. Il mourut assassiné en 289 av. J.-C.P
ar la suite les mercenaires introduits en masse à Syracuse causèrent quelques troubles, alors les Syracusains les dédommagèrent et leur donnèrent des terres à Messine. Ces mercenaires étaient des Mamertins qui tuèrent la plupart des hommes de Messine et prirent possession de la cité. C'est Mamertins devinrent une force avec qui il fallait compter à présent, ils pratiquaient des actes de piraterie tous au long des côtes Siciliennes. Pour une énième fois Carthage interviens, car Syracuse venait juste de prendre Agrigente. Syracuse se vit une nouvelle fois assaillit par les Carthaginois. Alors qu'il se trouvait en Italie depuis 278 av. J.-C. aux prises avec les romains, Pyrrhus décida de venir en Sicile ralliant de nombreuses cités grecques siciliennes la plupart du temps par la force. Il repoussa les Carthaginois très loin à l'ouest. il finit par repartir en Italie ou il fut défait à Bénévent. En 272 av. J.-C. les romains s'emparèrent de Tarente.
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la suite du départ de Pyrrhus un de ses lieutenants, Hiéron II s'appropria le pouvoir à Syracuse et il comptait bien régler le problème des Mamertins de Messine. Mais une fois de plus, les Carthaginois firent irruption et réussir à l'en empêcher. Sur ce, il se contenta d'affermir son pouvoir sur les autres cités grecques rester dans sa sphère d'influence, c'est à dire de Naxos à l'actuel Noto. Après s'être allié à Carthage en 264 av. J.-C. pour contrer Rome, il se ravisa dès 263 av. J.-C. pour s'allier aux romains. Cela devait être le début de la conquête de la Sicile par Rome. Cette guerre bouleversa le visage de la Sicile pour toujours, si c'était la fin de l'hégémonie carthaginoise sur la partie ouest de l'île, l'hégémonie des grecs sur le reste de l'île n'allait pas tarder non plus.L
ors de cette première guerre punique la Sicile était le théâtre principal des opérations militaires, le domaine de Hiéron II n'eut pas à en souffrir, cela au contraire fît tomber beaucoup d'argent dans les caisses de Hiéron II et des Syracusains en général. Après la défaite de Carthage en 241 av. J.-C. toute la partie de la Sicile qui n'était pas sous la domination de Hiéron II passa sous la domination romaine. Nous ne savons vraiment pas grand chose sur les vingt années qui suivirent, spécialement sur la façon dont Rome administra son nouveau territoire, jusqu'à présent elle s'était contentée de signé des traités d'alliances avec les cités qu'elle avait conquises. La plupart du temps elle maintenait le système et les personnes déjà en place, il ne pouvait plus en être ainsi en Sicile et plus tard en Sardaigne. Tous les territoires de Sicile hormis ceux de Hiéron II eurent à payer un tribut, la plupart du temps en blé.E
n 218 av. J.-C. commença la seconde guerres puniques, cette fois-ci la majeure partie des combats eurent lieu sur la péninsule, mais la Sicile eue tout de même à souffrir de ce conflit. Cela se traduisit par la prise de Syracuse en 212 av. J.-C. le siège dura deux ans. En effet après la mort de Hiéron II, un de ses descendants plus exactement Hiéronymos un de ses petits-fils qui hérita du pouvoir, s'empressa de s'allier aux Carthaginois, il fut assassiné peu de temps après. Ceci donna l'occasion aux Romains de s'attaquer à Syracuse, mais les Syracusains bien déterminer à ne pas céder, résistèrent longtemps avec l'aide d'Archimède. La cité tomba après une traîtrise, c'était la fin de la Sicile grecque. L'alliance de Hiéron II et de Rome fut fructueuse pour chacun d'entre eux, mais celle-ci n'engageait que Rome et Hiéron II, les Syracusains apparemment n'aimaient pas les romains, peut-être encore moins que les carthaginois. C'est Agrigente qui tomba en dernier en 210 av. J.-C. à la suite encore une fois à une traîtrise, en effet la cité encore aux mains des carthaginois, fut donnée aux romains par un parti de Numides qui était censé la défendre.D
ès 209 av. J.-C. les terres siciliennes fournissaient déjà la majeure partie du blé romains et c'est ce que devint la Sicile pour la république de Rome. En effet jusqu'à l'annexion de l'Egypte par Rome, la Sicile sera le grenier à grains de Rome. La seconde guerres puniques pris fin en 201 av. J.-C. à la bataille de Zama, Hannibal y fut défait par Scipion l'africain.L
a Sicile servis de laboratoire à Rome, rappelons les paroles de Cicéron "la première, a enseigné à nos ancêtres combien il était glorieux d'exercer un empire sur les nations étrangères", il fit cette déclaration en 70 av. J.-C.L
a Sicile devint la première province romaine, les romains se contentèrent de l'exploiter d'en tirer le maximum, ils laissèrent parfois aux autochtones le soin de gouverner, les systèmes oligarchiques étant toujours plus simple à contrôler, de ce fait certains notables Grecs déjà établis purent tirer leur épingle du jeu. Rome exigeait le payement d'un tribut en nature blés, orges, fruits, vins et l'huile d'olive. Certaines cités avaient un statut différent, elles étaient exempter de ce tribut. Parfois Rome intervenait dans certaines affaires locales, surtout à partir du moment ou il y eut un flot migratoire venant d'Italie. Si les tyrans grecs avaient disparus, Rome en fit venir directement de chez elle, on ne les nomma pas tyrans mais gouverneurs, Verrès fut l'un d'entre eux. Les exactions qu'il commis poussèrent des siciliens à s'en plaindre directement au Sénat de Rome. On fit un procès à Verrès et c'est Cicéron qui joua les procureurs, Verrès choisi l'exil avant que la sentence ne soit prononcée. Il avait si bien dépouillé la Sicile, qu'il vécut vingt-sept ans en fait jusqu'à sa mort grâce au trésor amassé aux cours des trois ans ou il fut gouverneur. Si je voulez résumé ce que fut Rome pour la Sicile l'exemple de Verrès me suffirait, certains vous affirmerez sûrement le contraire ! . Lorsque les romains s'emparèrent de la Sicile, cela sonna le glas de son âge d'or. Plus de Stésichore, Théocrite, Archimède ni d'Empédocle ne virent le jour en Sicile, la production de la Sicile ne concerna dès lors plus que l'agro-alimentaire.