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Expédition d'Athènes en Sicile pendant la guerre du Péloponnèse...............N'oubliez pas de voter pour ce site CLIQUE ICI...................Si vous voulez me contacter directement CLIQUEZ ICI

   Avant tout il est important de préciser que ce texte est une synthèse des différents passages, tiré de l'œuvre de Thucydide "la guerre du Péloponnèse", ayant pour sujets les différentes interventions des Athéniens en Sicile.

   A ce sujet, il est à noter qu'Athènes qui n'a jamais était fondatrice de colonie à proprement dit, elle avait uniquement des clérouques, donc elle ne pouvait pas se targuer d'intervenir, pour prêter mains fortes à une de ses colonies.

   Et c'est ici que la théorie, de la volonté d'expansionnisme impérialiste, dont Athènes à diverse reprise à était taxée par différents historiens, devient crédible.

   Avaient-ils inconsciemment, réglés leurs problèmes démographiques, en menant des guerres incessantes, sous n'importe quel prétexte et pouvant ainsi assouvir cette volonté insatiable de conquête.

   Il est aussi important de signaler, que l'intervention d'Athènes, en Sicile ne fut envisageable, qu'à la suite de la "paix de Nicias", en quelques sorte le théâtre des opération ce déplaça en Sicile.

   Double avantage pour Athènes, qui en plus du riche butin possible, pouvait continuer d'aguerrir ses troupes et aussi peut être le plus important de les occuper.

   La première de ces expéditions eue lieu en 426 av. J.-C. selon Thucydide, voici ce qu'il en advint.

   Lorsque Syracuse déclara la guerre à Léontinoï, Athènes s'empressa d'envoyer Lachès avec vingt trières, la cité de Syracuse d'origine dorique avait acquis une puissance telle, qu'elle représentait à présent une menace pour Athènes.

   Rappelons ici que les cités doriques de Sicile et Syracuse en particulier, fournissait la plus grande partie, des céréales qui était utilisés par les cités du Péloponnèse.

   Revenons au sujet qui nous occupe, ils partirent en direction de Rhégion qui leur servir de base d'opération.

   Leur première action fut de partir en guerre contre les îles éoliennes occupées alors par des Cnidiens, alliés de Syracuse, trente navires de guerres partirent de Rhégion, mais cette fois l'expédition ne fut pas couronnée de succès.

   Par la suite, plus précisément l'hiver suivant, une partie des Sicules asservis par les Syracusains se rebella, et ils s'allièrent aux corps expéditionnaire athénien, accompagné d'autres alliés siciliens, cette armée attaqua Inessa aux pieds du volcan, de l'Etna, repoussé ils durent battre en retraite, c'est à ce moment là, que les Syracusains de la cité, sortirent et châtièrent durement l'arrière garde de la colonne.

   Sûrement honteux de ces deux échecs successifs, la coalition d'Athènes se replia sur la péninsule italique pour agressés les Locriens, et ils purent enfin obtenir un succès d'estime.

   En 425 av. J.-C. une action combinée sur terre et sur mer des Locriens et des Syracusains, leurs permis d'occuper Messine, car certains de ses habitants avaient fait des signes de bienveillance aux Syracusains, les Locriens lancent momentanément une attaque terre-mer, l'attaque navale devait empêcher toute intervention de Rhégion.

   Syracuse voulait à tout prix contrôler cette partie du détroit.

   Les Locriens, eux après avoir ravagé la campagne environnante de Rhégion ceux retirèrent sur terre, mais ils maintenaient le blocus naval sur cette cité, tant haï.

   Cette victoire n'était que temporaire.

   Les Syracusains avaient pendant ce laps de temps, renforcés sa flotte, mais ce qui devait être une simple escarmouche à propos d'un navire marchand, devint par la suite un véritable désastre pour les Syracusains.

   Les Syracusains voulurent affronter les navires de guerres athéniens, mal leur en pris, il perde un navire dès les premiers instants de la bataille, bien que cette perte fut insignifiante, la flotte syracusaine se réfugie sur la côte.

   Les forces terrestres de Syracuse les rejoignent, pour leur prêter mains fortes, les Athéniens voyant les trières échouées sur la plage, tentent à leur tour une offensive, mais ce sont eux qui perdirent un navire.

   Les Syracusains halèrent leurs trières en suivant le rivage, arrivés aux alentours de Messine ils reprennent le large, et prennent de vitesse les navires ennemis, leur infligeant de nouveau une perte.

   Deux à un en faveur des locaux.

   Très peu de temps après, des troupes parvenants de Messine, assaillir Naxos, si les Messiniens prirent le dessus le premier jour, en profitant pour saccager la campagne environnante, dès le deuxième jour ils virent fondre sur eux des Sicules qui descendants de leur montagne vinrent à la rescousse des pauvres Naxiens, qui voyant cette aide venus pratiquement du ciel, s'encouragèrent mutuellement et sortirent affrontés les troupes d'invasions.

   Ils tuèrent un millier d'hommes, les Messiniens devaient subirent encore de lourdes pertes pendant leur retraite, arrivés à Messine comme d'un commun accord ils décidèrent d'arrêter là les frais et repartir chacun vers leur patrie d'origine

   Quasiment seul les Messiniens, durent affrontés les Léontiniens aidés des Athéniens, ils repoussèrent une attaque avec l'aide d'un contingent Locriens resté en garnison, voyant un désastre ce profiler, la flotte athénienne restée en réserve au large de la côte, débarqua pour aidés ses troupes en grande difficultés, c'est alors que les Messiniens déjà aux bords de la rupture, cédèrent et se replièrent derrière leur mur.

   Part la suite les Athéniens se replièrent sur Rhégion et ne participèrent plus aux batailles incessantes qui avaient lieu de l'autre côté de la rive.

   Selon Thucydide au cours de l'été 424 av. J.-C. un congrès eu lieu à Géla, qui réuni les cités de l'île, pendant ce congrès tous purent exposer leur grief, Hermocratès y fit un discours remarqué, Thucydide retranscrit un discours, de son cru très intéressant, à lire absolument.

   Hermocratès convainquit les représentants des autres cités de cesser toutes les hostilités, intra-communautaire, car si l'on n'y prenait pas garde, cela finirait par servir les intérêts d'Athènes, qui n'aurait plus qu'à cueillir un fruit déjà bien mûre.

   La flotte athénienne rentra donc, franchi le port du Pirée, les trois stratèges furent emprisonnés, deux d'entre eux furent tout simplement exilés, le troisième écopa d'une forte amende.

   C'est pendant l'hiver de l'année 416 av. J.-C. que les Athéniens résolurent de partir à la conquête de la Sicile et éventuellement de Carthage.

   Comme je l'ai exposé plus haut, c'est encore un prétexte fallacieux qui permit cette expédition.

   Une ambassade de Ségeste se trouvait justement à cette époque à Athènes, les représentants de Ségeste firent valoir leur alliance avec Athènes, pour que ceux-ci intervienne dans un énième conflit avec Sélinonte alors alliés des Syracusains.

   Pour mieux les convaincre les Ségestains firent croire aux Athéniens qu'ils financeraient la part la plus importante de l'opération, Thucydide nous raconte comment une délégation partie pour Ségeste pour s'assurer de la solvabilité de la cité, cette délégation fut berner par celle-ci.

   Personnellement je pense qu'Athènes pouvais se passer, de la contribution de Ségeste, ce qui fut démontré par la suite, lorsque Athènes perdant peu à peu pieds en Sicile envoya encore des renforts avec des subsides importants, je pense même à la complicité de Ségeste, ne fallait-il pas occuper les foules avec ce genre d'intrigue ? , les sommes véritablement en jeux étaient bien plus importante, les marchands de céréales d'Athènes lorgnaient sûrement sur la corne d'abondance que représentait déjà la Sicile.

   En 415 av. J.-C. au début du printemps l'ambassade envoyée à Ségeste revint avec des représentants Ségestains et avec soixante talents d'argent, de quoi financer l'envoi de soixante trières, le commandement de la flotte fut confié dans un premier temps à l'étoile montante du moment, Alcibiade.

   Mais ils réunirent l'assemblée, pour prendre des mesures supplémentaires, Nicias y fit un discours, qu'y en résumé était contre cette expédition, conclusion il fut désigné ainsi que Lamachos, ceux-ci rajouté à Alcibiade.

   Ces trois stratèges furent placés la tête de l'expédition, par la suite toute l'armada fut divisée en trois, également réparti.

   Alcibiade fervent partisan de l'entreprise, voyait sûrement en elle un moyen de gravir encore plus rapidement les marches du pouvoir.

   Il demanda à la cité de renforcer la flotte constituée des soixante trières.

   Nicias lui renchérir et demanda bien plus en espérant que devant l'effort consenti, la cité renoncerait au projet.

   Mais rien ni fit.

   Le jour du départ pour la Sicile vint, on n'avait jamais vu telle armada réunie dans un seul lieu, Athènes avait réuni pas moins de cent navires et quatre mille hoplites qui devaient prendre part à l'expédition.

   Il est un fait certains, beaucoup de ceux qui partaient penser revenir les poches pleines, car la rumeur faisait courir le bruit, que la Sicile regorgeait de grande richesse, ce qui était vrai, mais ces trésors étaient sévèrement gardés.

   Pendant ce temps, la plus part des citoyens syracusains pourtant informés ne croyaient pas en la probabilité d'une telle entreprise.

   Hermocratès encore lui prononça un discours, pour alerter ses compatriotes.

   Certaines dispositions furent tout de même prises, mais bien insuffisante par rapport au raz de marré qui allait déferler sur l'île et en particulier sur Syracuse.

   L'armada athénienne passa à Corfou et pris dans son sillage, des renforts que les cités alliées avaient envoyés pour les soutenir, en avaient-ils besoin ? je ne pense pas, mais il est évidant que d'autres voulaient profiter aussi des razzias possibles.

   Voici l'effectif, chiffres que nous fourni Thucydide :

   Cent trente-quatre trières, plus deux pentécontères de Rhodes, cinq mille hoplites.

   Afin d'assurer le ravitaillement d'une telle troupe, trente navires chargés principalement de céréales, les accompagnaient, cent cargos avaient été réquisitionnés, suivait un cortège de navire de différent tonnage, constitué d'aventuriers et d'opportunistes.

   Voici les chiffres que nous donne un historien que je ne citerais pas, car il se reconnaîtra, si un jour il visite le site?.

   Il y avait plus de deux cent cinquante vaisseaux, et vingt cinq mille hommes.

   Arrivant au large de la côte italienne, non loin de Tarente, où la flotte fut en fin de compte non accepté, elle subit un sort identique à Locres, car elles n'autorisèrent qu'un mouillage au large du port et à un ravitaillement en eau.

   La flotte finit par rejoindre Rhégion qui lui était normalement plus favorable, puisqu'ils étaient alliés dans la dernière expédition d'Athènes en Sicile.

   L'armada fut mise au sec, pour que les équipages puissent prendre du repos, on commença les négociations, apparemment pas très enclin cette fois à participer, à cette expédition.

   Les Rhégiens trouvèrent une excuse fallacieuse et se déclarèrent neutre.

   Pendant ce temps les Syracusains, ne pouvant plus se voiler la face, s'atterrent et commencèrent des préparatifs.

   Trois trières de retour de Ségeste, apprirent aux stratèges que l'or promit par les Ségestains n'était qu'affabulation.

   Les affaires des Athéniens commençaient bien mal, après avoir reçu le refus de Rhégion de participer à cette expédition, voilà qu'une des compensation financèrent qu'espérait Athènes s'envolait.

   Les trois stratèges se consultèrent voici ce qu'il en ressortit :

   Nicias lui voulait se rendre à Ségeste pour exiger de la cité, ce qui avait était promis, ensuite se rendre à Sélinonte et régler le différent qui existait entre les deux cités, par la suite il envisageait de faire le tour de la Sicile en faisant une démonstration de force et enfin rentrer au Pirée.

   Alcibiade au contraire trouvait honteux un tel comportement, alors que cette armada était le plus grand, qui n'est eu jamais était constitué à Athènes.

   Il proposait de lier des contacts avec d'éventuels amis sur l'île, afin d'en armer un maximum, pour qu'il se rebelle contre les ennemis d'Athènes sur l'île et d'après lui il était très important de s'emparer de Messine car le passage du détroit serait primordial.

   Lamachos lui préconisait une attaque et immédiatement avant que les Syracusains ne puissent terminer leurs préparatifs.

   Personnellement je pense que Lamachos le moins connu des trois stratèges avait raison, bien que très riche Syracuse n'avais pas l'avantage sur mer et l'expérience de la guerre était du côté d'Athènes, les vétérans hoplites de cette armée était redoutable, à ce moments, bien trop loin de cette armée ne pouvait pas se permettre l'enlisement.

   Mais en fin de compte Alcibiade eu le dernier mot, car Lamachos se rangea à son idée.

   Alcibiade partis immédiatement pour négocier avec les habitants de Messine, ceux-ci refusèrent tout simplement.

   Après le retour et l'échec d'Alcibiade à Rhégion, les Athéniens appareillèrent avec soixante navires mettant le cap sur Naxos, où ils furent bien accueillis, de là ils longèrent la côte jusqu'à Catane, les portes restèrent fermés.

   La flotte poussa jusqu'à Syracuse, où ils firent entendre des revendications, ils avaient l'intention de rétablir les Léontiniens sur leur territoire, ceci étant fait, ils repartirent pour Catane.

   A Catane l'assemblée réunie, était sur le point de débattre sur la position à prendre sur la situation actuelle, un petit groupe armé d'Athéniens força une des portes de la cité, créant la fuite de la faction pro-syracucaine, qui essayé de convaincre les habitants de fournir aucune assistance à la cette flotte d'invasion.

   Part le fait, ils forcèrent la main des Catanais, qui les laissèrent s'installer et les autorisants faire venir le reste de la flotte toujours en station à Réghion.

   Ce qui fut fait rapidement.

   Les athéniens reçurent des informations, en ce qui concernait une éventuelle flotte mise en place par les Syracusains, l'armada s'y rendit immédiatement et y constata que rien ne bougé dans le port.

   Ils en profitèrent pour aller mouiller au large de Camarine, pour solliciter une alliance, les Camariniens leur refusèrent cette alliance.

   Sur le chemin du retour, vers leur base de Catane, ils s'arrêtèrent sur le territoire syracusain et entreprirent de faire quelques razzias, la cavalerie syracusaines fit une sortie et leur infligea quelques pertes, les pilleurs coururent jusqu'aux navires et embarquèrent promptement.

   Sûr ce Alcibiade reçut l'ordre de rentrer à Athènes, lui et quelques-uns des membres de l'expédition y étaient rappelés pour y être jugés, il était accusé d'être lui et quelques-uns uns de ses compagnons d'orgie, les coupables de la mutilation des Hermès.

   La Salaminienne le navire qui était venue le chercher, reparti avec dans son sillage le navire d'Alcibiade, qui en plus de stratège devait être aussi triérarque, condamné à l'exil au minimum Alcibiade préféra prendre une autre route et de partir vers le Péloponnèse.

   Il fut condamné à mort par contumace Athènes.

   Ayant perdus le meilleur de ses stratèges en Sicile, l'armada fut divisée en deux parties égale que chacun des deux autres stratèges, pris en charge.

   Ensuite ils firent route vers Sélinonte, mais ils passèrent non loin d'Himère où ils firent une approche diplomatique, qui n'aboutit pas.

   Après être passé par Ségeste pour demander et obtenir des fonds, ils s'attaquèrent à Hybla-Géléatis, qu'ils ne purent pas prendre.

   Là dessus l'été pris fin.

   Au début de l'été les Syracusains se croyant près, piaffait d'impatience et ils commencèrent à mépriser les Athéniens, rassurés qu'ils étaient par leur échec devant Hybla-Géléatis.

   Après un stratagème et aidés en cela par un traître de Catane, les troupes d'Athènes purent débarquer non loin de Syracuse, ils profitèrent du laps de temps accorder par le traître, pour fortifier leur camp.

   Un contingent vint tout de même à leur rencontre, mais ils n'engagèrent pas le combat.

   Le lendemain les deux armées se mirent en ordre de bataille.

   Thucydide vous donnent une description des deux armées en présence.

   Il y eut pour commencer un affrontement entre les corps d'archers de frondeurs et de lanceurs de pierres des deux camps.

   L'inexpérience de l'infanterie apparue au grand jour, après avoir engager le combat avec ferveur, la peur panique s'empara des troupes syracusaines, cela provoqua leur fuite, heureusement la cavalerie teint bon et leur permit de battre en retraite sans trop de perte.

   Après avoir fêter leur victoire, le gros des troupes d'Athènes rejoignirent Catane, laissant une garnison dans la position fortifiée.

   A présent l'hiver était bien trop avancé pour continuer les hostilités.

   C'est à peine si la flotte s'arrêta à Catane et à Naxos, les Athéniens filèrent vers Messine où ils croyaient que la cité leur serait livrée, les Messiniens n'en firent rien.

   La flotte traîna dans les parages pendant deux semaines et s'en fut à Naxos, pour y prendre ses quartiers d'hiver.

   Ils envoyèrent à Athènes une trière pour y demander des fonds et de la cavalerie.

   Pendant ce temps là les syracusains se lancèrent dans un vaste projet de fortification, ils partirent aussi à Catane laissé sans défense par les Athéniens.

   Hermocratès parti à Camarine en mission diplomatique, car les Athéniens leurs faisaient les yeux doux et les Camariniens étaient tout près de signé une alliance l avec ceux-ci, Hermocratès réussi à les en dissuader.

   Les Athéniens installés à Naxos eux continuaient à essayer de ralliés à eux un maximum de Sicules, s'ils y réussirent avec ceux des plaines, ceux resté fidèles à Syracuse reçurent de Syracuse des renforts très apprécié.

   Alors les Athéniens décidèrent de se rendre à nouveau à Catane pour rétablir le camp détruit lors de la précédente attaque syracusaine.

   Cependant l'ambassade envoyée à Sparte par Syracuse trouva un allié en la personne d'Alcibiade, à la suite d'un discours fleuve, prononcer devant les éphores, celui-ci vit ses demandes acceptés, les éphores décidèrent d'envoyer Gylippos.

   Il devait avec les renforts reçus de Corinthe, se rendre en Sicile pour y prendre le commandement des forces syracusaines.

   En 414 av. J.-C. au printemps les Athéniens harcelèrent des cités alliés de Syracuse et retournèrent à Catane, car les subsides et les cavaliers demandés &étaient enfin arrivés.

   Hermocratès et ses collègues stratèges, passèrent en revue les effectifs, ils mirent à la tête d'un détachement d'hoplites Diomilios, celui-ci avec six cents hoplites devait protéger le plateau des Epipoles qui selon Hermocratès était la clé de Syracuse, il pensait à juste titre que la cité elle-même resterait inexpugnable.

   Au même instant les Athéniens débarquèrent en force à sept stades du plateau stratégique, alors que Diomilos chargé de le protéger lui se trouvais à vingt cinq stades.

   Lorsque les Syracusains s'aperçurent de cela, ils accoururent, Diomilos et sa troupe les premiers, mais l'arriver désordonné des troupes de Diomilos, qui s'engageait à furent et mesure de leur arriver, tourna rapidement au massacre, Diomilos mourut ainsi que la moitié de son contingent, tandis que l'autre moitié se réfugia derrière les murs de la cité.

   Pendant ce temps là, la flotte alla se poster près de Thapsos.

   Les Athéniens qui après avoir rendu leurs morts aux syracusains, construire un fortin pour y entreposer du matériel.

   A la suite des renforts reçus, la cavalerie athénienne était à présent en nombre plus important, en effet Ségeste, Catane, Naxos et les Sicules avaient participés à cet effort.

   Lorsque les envahisseurs poussèrent plus loin et commencèrent à construire un camp fortifié, les Syracusains trouvèrent cela dangereux ils s'effectuèrent une sortie, cela tourna mal et la retraite fut sonnée, alors que la bataille n'avait même pas peut débuter.

   La cavalerie resta en arrière pour couvrir la retraite, un groupe d'hoplites athéniens appuyés par le corps entier de cavalerie fraîchement formée, fonça sur les fantassins syracusains en pleine débâcle, il y eut quelques pertes du côté des Syracusains.

   Devant cette nouvelle catastrophe Hermocratès décida de ne plus affronter les Athéniens de front, lorsqu'il vit ceux-ci construire un mur de circonvallation, il prit le partie de construire une contre approche.

   Les Syracusains prirent les Athéniens de vitesse et lorsqu'ils estimèrent la contre approche bien avancée, ils retournèrent derrière les murs de la cité, laissant un faible contingent pour garder les murs nouvellement élevés.

   Les Athéniens détruisirent les canalisations assurant l'approvisionnement d'eau de la cité.

   Ils finirent par s'apercevoir que les gardes postés sur les murs s'acquittaient de leurs tâches avec une certaine légèreté, ils décidèrent d'en tirer profit.

   Un groupe de trois cents hoplites et un petit groupe d'acontistes qui furent armées plus lourdement pour l'occasion, fut formés.

   Leur mission charger au pas de course le mur nouvellement édifié, le reste de l'armée fut divisé en deux groupes, chacun sous le commandement des deux stratèges.

   L'un de ces groupes devait attaquer la porte la plus proche de l'endroit ou se situerai l'attaque des trois cents hoplites au cas ou les Syracusains enverraient des renforts, à l'endroit de l'impact.

   Dès le début de l'attaque les hommes postés sur le mur se réfugièrent derrière les murs de la cité.

   Les hoplites Athéniens n'eurent donc aucun mal à s'emparer des murs qu'ils s'empressèrent de détruire.

   Appuyé par le corps formé à cet effet, ils voulurent poursuivre les fuyards, mal leur en pris, les Syracusains leur infligèrent quelques pertes, en se repliant les Athéniens emportèrent les palissades avec eux.

   Le lendemain de cet affrontement les Athéniens, décidèrent de construire un mur qui devait relier, la fortification circulaire à la mer, passant par la plaine et le marais.

   Alors les syracusains décidèrent de construire une contre mesure.

   Les Athéniens ayant en partie terminée leur projet de construction décidèrent d'entreprendre une nouvelle attaque.

   Les deux stratèges, demandèrent à la flotte encrée à Thapsos de revenir.

   Ayant traversé le marais à l'aide de planches et de claies, ils s'emparèrent de la palissade et du fossé construit par les Syracusains, ceux-ci s'étant enfuis à l'approche des troupes ennemies.

   Le groupe de trois cents hoplites chargea en direction du pont pour leur couper la retraite, mais la plus grande partie de la cavalerie se trouvait justement postée à cet endroit.

   Ils contre-attaquèrent mirent se groupe en déroute et s'en prirent à l'aile droite Athénienne, le choc fut terrible, l'aile droite explosa littéralement.

   Lamachos venant de l'aile gauche pour soutenir l'autre groupe en grosse difficulté, fut momentanément séparé du groupe qu'il menait, il mourut sous les coups des syracusains.

   L'armée athénienne après les moments d'affolement inhabituel chez elle se regroupa, les Syracusains n'en demandé pas plus pour la journée, ils se retirèrent avec leurs morts.

   Derrière les murs quelques peu stupéfait de leur victoire, ils en voulurent plus et ils ressortirent, ils envoyèrent un détachement s'attaquer au mur construit non loin du camp circulaire, ils le prirent et en détruisent une bonne partie, ils voulurent alors s'attaquer au camp lui-même.

   Nicias malade, resté au fort donna l'ordre aux valets présent dans le camp de mettre le feu aux machines de guerres et au bois entreposé là.

   Ceci suffit à mettre les Syracusains en fuite, ceux-ci s'étaient aperçus de l'arrivé de la flotte dans le grand port.

   De l'autre côté venait à présent en renforts un détachement de l'armée qui était engager dans la plaine, celle-ci ayant pris le dessus après la deuxième sortie audacieuse des Syracusains.

   Tous les différents groupes syracusains engager un peu partout sur la ligne de front furent rappelés derrière les murs de la cité, une trêve fut déclarée, pour que chacun puissent emporter ses morts.

   A présent la flotte et le corps d'armée de terre se trouvaient enfin réunie, ils purent continuait la construction du mur qui devait rejoindre le camp circulaire des Epipoles à la mer.

   Dès ce moment, ils reçurent comme par hasard des renforts d'ancien et de nouveau alliés ceux-ci semblaient penser que Syracuse avait d'ors et déjà perdu la partie, ils voulaient eux aussi participer aux pillages avenir.

   Trois pentécontères arrivèrent d'Etrurie (sûrement les Etrusques ennemis héréditaire des Syracusains), ainsi que des guerriers Sicules.

   Alors que dans la cité on parlait de rentrer en négociation avec Nicias désormais grand commandant en chef de l'expédition.

   Les stratèges syracusains furent relever de leurs charges et on nomma trois nouveaux stratèges, Tellias, Euclès et Héracléidès à leur place.

   Cependant Gylippe se basant sur de fausse information croyant Syracuse aux des Athéniens, poursuivi sa route vers l'Italie du sud, vers Tarente, car il pensait qu'elle serait la prochaine sur la liste.

   Nicias fut mis au courant de l'arrivée de Gylippe et de sa petite flotte, il pris la nouvelle avec dédains.

   Ayant eu à subir les affres d'une tempête Gylippe et Pythen le corinthien, firent réparer les navires à Tarente.

   Deux solutions s'offrait à lui, foncer sur Syracuse car savait à présent que celle-ci résistait encore ou faire le tour de la Sicile afin de réunir des forces supplémentaires.

   Il choisit la deuxième passant par le détroit de messine sans encombre, ils s'arrêta dans une colonie de Messine, Himère là il réussit à convaincre ses habitants de lui fournir de l'aide, il envoya des émissaire à Sélinonte et à Gela leur donnant rendez vous avec leurs renforts, certains Sicules qui après la mort d'Archonidès leur roi, qui fut un fervent allié d'Athènes, décidèrent d'appuyés ce dynamique Gylippe, ils partirent tous en direction de Syracuse

   Un navire partie de Leucade avec à son bord des Corinthiens et son chef Gongylos, arriva à temps à Syracuse, car ses habitants avait réunie l'assemblée afin de commencer les négociations avec les Athéniens.

   Gongylos les en dissuada, car le Spartiate Gylippe arrivait.

   A cette nouvelle les Syracusains reprirent confiance, peu de temps après la nouvelle se confirma, on annonçait Gylippe qui arriveraient par les Epipoles.

   Il était temps car les Athéniens eux avaient repris avec frénésie la construction du mur de circonvallation, il était presque finit lorsqu'arriva Gylippe.

   Gylippe envoya un héraut pour proposer aux Athéniens de négocier leur départ, le héraut revint sans réponse.

   Gylippe s'aperçut que la confusion régnait dans les rangs syracusains venus à sa rencontre, il profita de l'immobilisme de Nicias, pour regrouper ses troupes sur une hauteur appelée Téménitis pour remettre de l'ordre dans tout cela.

   Le lendemain, il fit poster une grande partie de ses troupes devant les fortifications athéniennes, pour empêcher celle-ci de faire parvenir des renforts, sur les endroits stratégiques du mur de circonvallation, il envoya un groupe investir le fort de Labdalon, le fort fut pris et les défenseurs du fortin furent tous mis à mort.

   Nicias n'en sut rien, car le fort n'était pas visible de sa position.

   Le même jour, une trière athénienne tomba dans les mains des syracusains, ceux-ci prirent la décision de construire un mur qui devait traverser les Epipoles afin d'empêcher définitivement la prise de Syracuse.

   Les Athéniens eux pendant ce temps avait terminé la construction du mur qui faisait la jonction entre le camp circulaire de Nicias et la mer.

   Nicias pensait à présent que la prise de Syracuse par la terre devenait impossible, il consacrait désormais plus d'effort sur mer, il fit construire trois forts à l'endroit nommé Plemmyrion pour y entreposer du matériel.

   Les troupes souffraient à présent du manque d'eau, en effet les Athéniens devaient chercher de l'eau loin de leur fortification dans les terres, la cavalerie syracusaines n'avait de cesse de les harcelaient.

   Nicias appris que le reste de la flotte venue aux secours des syracusains était sur le point d'arriver, il envoya une flottille pour les intercepter.

   Gylippe tout en continuant les travaux qui devaient mettre Syracuse à l'abri, faisait sortir ses troupes devant le mur et les faisant se mettre en ordre de bataille, afin de les aguerrir.

   Le Spartiate décide de passer à l'attaque, cela se passa entre les deux lignes fortifiées, les Syracusains perdirent cette bataille, car l'étroitesse du terrain ne permit pas à la cavalerie leur meilleure arme d'intervenir.

   Après la bataille Gylippe fit comprendre qu'il était le seul responsable.

   Les Athéniens eux étaient conscients que la construction du mur Syracusains, allait permettre à ceux-ci d'effectuer un encerclement, qui les repousseraient vers la mer, c'est alors qu'ils décidèrent de lancer à leur tour une grande attaque.

   Gylippe décidé à ne pas commettre deux fois la même erreur, attira les Athéniens sur un terrain qui lui serait plus favorable.

   Là les cavaliers et les acontistes purent faire enfin étalage de leurs valeurs, la cavalerie enfonça littéralement l'aile gauche des Athéniens, qui pris la fuite, la débâcle engendrée par ce coup de boutoir gagna l'ensemble de l'armée, qui se retrancha derrière leurs fortifications.

   Les Syracusains parvinrent la nuit suivante, à prendre de vitesse les Athéniens et les dépassèrent pour ce concerne les contres mesures.

   Douze navires Corinthiens arrivèrent dans le grand port, ils avaient déjoué la surveillance des athéniens envoyés à leur rencontre, avec l'aide d'Erasinidès, Gylippe finit la construction de ce fameux mur.

   C'est alors que Nicias envoya à Athènes une mission pour ramener des renforts et de l'argent, Gylippe décida de partir lui-même à travers la Sicile, afin de ramener de nouveau renforts.

   D'autre part des émissaires furent envoyés dans le Péloponnèse pour y quérir d'autres renforts.

   A présent plein de confiance les Syracusains se mirent à construire et à entraîner une flotte, ayant pris une certaine ascendance sur terre, puisque les Athéniens avaient perdu leurs mobilités, Syracuse savait qu'à présent le combat se poursuivrait sur mer.

   Fort inquiet Nicias envoya un message écrit à Athènes, décrivant la situation.

   Puis vint la fin de l'été.

   Arrivés à Athènes les émissaires lurent le message de Nicias, l'assemblée décida de lui envoyé deux adjoints et dix navires charger de cent vingt talents d'argent partirent immédiatement avec l'un des deux stratèges Eurymédon.

   L'autre stratège Démosthènés, resta pour préparer d'autres secours, des hoplites inscrits au catalogue furent rappelaient.

   Corinthe et Sparte avaient eux aussi reçus les émissaires envoyés par Gylippe, les nouvelles étant bonnes, ils décidèrent d'envoyer des hoplites lever dans le Péloponnèse.

   Tous ces préparatifs continuèrent jusqu'à la fin de l'hiver.

   Au printemps de l'année 413 av. J.-C., Gylippe revint à Syracuse avec dans ses bagages, l'armée qu'il avait peu recruter, il persuada les Syracusains d'accentués leurs efforts pour constituer, une flotte digne de ce nom.

   Hermocratès toujours là, enhardie les Syracusains et les poussa à l'affrontement naval, même si la réputation d'invincibilité de la marine athénienne n'était plus à faire.

   Gylippe avec toutes ses forces devait attaquer les trois forts du Plemmyrion, alors que trente cinq trières venant du grand port et quarante cinq, venants du petit port qui servait d'arsenal à Syracuse, cette flotte devait effectuer un mouvement de tenaille qui devait se terminer non loin du Plemmyrion, et ceci afin d'occuper la marine athénienne qui ne pourrait pas soutenir les forts.

   Gylippe pensait provoquer la confusion, lorsque les Athéniens se verraient attaqués sur deux flancs à la fois.

   L'engagement eu lieu à la sortie du grand port, les Athéniens toujours sur le qui vive, purent envoyés soixante navires contre les quatre vingt navires de Syracuse, ils réussirent à empêcher la flotte syracusaine d'effectuer son mouvement.

   Le stratège Spartiate lui profita de ce que toute l'attention des défenseurs des forts fut attirer par la bataille navale, pour fondre sur le plus gros des forts, qu'il enleva sans coup férir, il décida d'emporter les deux autres dans la foulée, ce qui fut fait d'autant plus facilement que les défenseurs s'enfuirent voyant avec quelle habileté Gylippe avait enlevé le plus important des fortins, tout cela se passa à l'aube.

   Les trières syracusaines eurent l'avantage au tout début de l'attaque, mais cela ne dura pas, après avoir repoussé les Athéniens la flotte se dispersa beaucoup trop, après maintes manœuvres, la flotte d'Athènes réussie à se rassembler, ils capturèrent quelques trières syracusaines, leurs équipages fut en partie tués et l'autre fut faite prisonnière.

   Malgré tout Gylippe et les Syracusains, sortirent victorieux sur terre et les trois forts pris, étaient les véritables trophées de leur victoire.

   Les Athéniens étaient fort embarrassés d'avoir perdus ces trois points d'appuis, qui leur étaient indispensables, pour leurs ravitaillements, ils durent dès lors batailler ferme pour faire passer leurs ravitailleurs.

   La flotte syracusaine était enfin de nouveau maîtresse du grand port.

   Syracuse envoya un navire dans le Péloponnèse, pour les informer de la tournure des événements et les presser d'envoyer des renforts.

   Onze autres navires partirent en direction de l'Italie, car il était venu aux oreilles des assiégés, qu'un convoi de grains important était sur le point d'arriver pour ravitailler les Athéniens.

   D'ailleurs ils réussirent à l'intercepter et à couler bons nombres de cargos.

   Ils partirent en expédition contre les cités alliées d'Athènes en Italie, alors qu'ils se trouvaient au mouillage au large de Locres, ils virent arriver un transport de troupes envoyé par la cité de Thespiaï.

   Ils les embarquèrent et partir pour Syracuse, les Athéniens leur tendirent une embuscade, les vingt navires athéniens, ne purent couler qu'un seul transport.

   Pendant ce temps Nicias réussi à convaincre certains Sicules, de ne pas laisser passer les troupes envoyées par Kentoripes et les Alikyaiens.

   Les Sicules tendirent une embuscade sur trois points différents de cette longue colonne, ils infligèrent de lourdes pertes à la troupe, mais le seul général qui peu en sortir vivant ramena à Syracuse tout de même les mille cinq cents hommes, qui purent en réchapper, les alliés perdirent tout de même huit cents hommes lors de cet affrontement.

   Camarine envoya cinq cents holpites, trois cents acontistes et trois cents archers à Syracuse.

   Gela envoya une petite escadre de cinq navires, ainsi que quatre cents acontistes et deux cents cavaliers.

   On peut s'apercevoir que la majeure partie de la Sicile, s'était rangée du côté de Syracuse, sûrement que la ressente victoire du Plemmyrion y était pour quelques choses.

   Syracuse ayant appris la prochaine venus d'Eurymédon et Démosthénès qui prirent tout de même le temps de rassembler d'autres troupes, décidèrent de lancer de nouveau l'attaque sur mer.

   Avant cela ils modifièrent leurs trières de combats, en raccourcissant leur proue afin d'en renforcer le blindage.

   Certains que la bataille aurait lieu dans le grand port, donc sur une petite surface, les navires athéniens bien plus habiles et prompts à la manœuvre, savait fort bien foncer droit devant et esquiver pour revenir sur le flanc, afin d'éperonner leurs adversaires, mais pour effectuait ce genre de manœuvre, il fallait de la place et c'est pour cela que les Syracusains apportèrent ces modifications, elle leur permettait de faire front aux attaques des athéniens à qui on ne laisserait pas le temps de manœuvre.

   Comme auparavant Gylippe décida de combiner une attaque sur mer et sur terre, au petit matin il fit une sortie devant le mur athénien, qui faisait face à la cité, une troupe d'hoplites et d'acontistes devaient attaquer à l'opposer et ceci afin de divisées les forces athéniennes.

   Les Athéniens s'aperçurent que la marine syracusaine appareillait, quelques peu désabusés, ils réagirent tout de même, ils réussirent à mettre à l'eau soixante-quinze navires, alors que les Syracusains allez leur en opposer quatre vingt.

   Le combat s'engagea sur mer et sur terre, cela dura toute la journée sans déboucher sur quoi que soit, chacun retourna vers sa base.

   Le lendemain tous restèrent sur leur position, les Athéniens en profitèrent pour faire des réparations, même sur le reste de la flotte, celle qui n'avait pas pris part aux combats de la veille, à présent ils savaient que leur destin dépendait de cette flotte.

   Ariston le meilleur kybernétès Corinthien demanda aux triérarques, de faire transférer le marché de la cité, sur le rivage afin de faciliter le ravitaillement des troupes.

   La deuxième journée s'étant dérouler comme la première, la troisième commença comme les deux premières, à l'heure du repas la flotte syracusaine rompit le combat pour aller se restaurer, les Athéniens crurent que le combat était terminé pour ce jour là, ils en profitèrent pour se restaurer tout en s'installant, comme si la journée était terminée, ayant une légère avance les Syracusains rembarquèrent rapidement, affolés les Athéniens en firent autant, mais la plus part d'entre eux n'avaient pas eu le temps de reprendre des forces, en se nourrissant

   Rappelons que les batailles navales s'effectuaient à la forces des rameurs.

   Sachant cela les triérarques Athéniens, décidèrent de passer à l'attaque avant que toutes leurs forces soient épuisées.

   Et c'est ici que les proues renforcées firent merveilles, les acontistes grâces à leurs tirs nourris firent de nombreux dégâts dans les rangs athéniens, alors que tous petits esquifs syracusains passant sous les grandes rames tuèrent un bon nombreux de rameurs.

   Ce fut une grande victoire, sept vaisseaux d'Athènes furent coulés et beaucoup d'autres très lourdement endommagés.

   Les Syracusains voulaient battre le fer tant qu'il était chaud, ils s'apprêtaient à reconduire une nouvelle fois la flotte à la bataille, quand Démosthénès et Eurymédon firent leurs apparitions, accompagnés des cinq mille hoplites, d'un grand nombre d'acontistes, de frondeurs et d'archers, ainsi que tout le matériel nécessaire.

   Syracuse crue que les dieux, étaient encore entrain leurs infliger une autre calamité, et qu'ils n'arriveraient jamais à se débarrasser des Athéniens.

   Démosthénès jugea la situation de Nicias très critique, il voulut profiter des moments de désarroi, qu'avait crée son apparition, dans les troupes syracusaines.

   Les Athéniens revigorés se mirent à harceler les Syracusains, sur terre et sur mer, en effet leur supériorité numérique retrouver, ils voulaient de nouveau affronter leurs ennemis, qui ne leur offrir quasiment aucune résistance, seuls les cavaliers et les acontistes postés à Olympéion, leur donnèrent du fil à retordre.

   Démosthénès projeta une attaque d'envergure contre le mur, qu'avaient construit les Syracusains, mais lorsqu'il fit approcher les machines de guerres, les assiégés y mirent le feu le plus simplement du monde, les assauts contre le mur furent repoussés partout.

   Par la suite Démosthénès entrepris une opération nocturne sur le plateau des Epipoles, il demanda aux hommes qui allaient y participer de prendre cinq jours de nourriture avec eux, il emmena des maçons et des charpentiers, pour contribuer à fortifier plus intensément les places qui l'aurait pris.

   Passant par le chemin qu'avait emprunter le premier corps expéditionnaire, il s'empara rapidement du fort, tuant bon nombre de ses défenseurs, malgré tout bon nombre purent s'échapper et se réfugier dans les trois autres fortifications et ils donnèrent l'alerte.

   Les Syracusains firent aussitôt une sortie pour tenter de les arrêter, malgré une grande combativité, ils furent repoussés à leur tour.

   Démosthénès continua sa progression profitant de son élan, pour pouvoir atteindre ses objectifs.

   D'autres troupes athéniennes s'était pendant ce temps rendu maître du mur de contre approche, ils commençaient déjà à le détruire.

   Totalement surpris Gylippe et ses troupes arrivèrent sur-le-champ, ils engagèrent le combat dans une certainement confusion, là encore les Athéniens prirent le dessus, ils continuaient leurs progressions, ils tombèrent sur une unité béotienne, qui ne sans laissa pas compter, ils résistèrent si bien qu'ils finirent par repoussés cette vague déferlante, la tête de pont athénienne avait vécu, ils les mirent en fuite.

   Thucydide nous précise que cette bataille nocturne qui fut la seule du conflit, se déroula dans un tel désordre, qu'aucun des participants rescapés ne peu en faire une description cohérente.

   Une confusion totale régnait dans les deux camps, chacun se battait sans savoir qui était son voisin, certaines troupes athéniennes continuaient à déboucher sur le plateau en renfort, sans savoir ou aller et engageant le combat dans le premier point chaud qu'ils trouvaient.

   Lorsque les béotiens commencèrent à prendre l'avantage sur l'avant garde Athénienne, celle-ci dut se replier, cela provoqua une grande confusion, les Syracusains s'encourageaient à grands cris, les Athéniens répliquant par des cris d'exhortation, cela rajouta à la confusion générale.

   Cela atteignit son comble lorsque les athéniens, fraîchement arrivés sur le terrain des opérations, se mirent à tuer tout se qui venait dans un sens inverse, croyant que s'était l'ennemi, alors que la plus part du temps, s'était leurs camarades qui effectuaient un replis.

   Les alliés doriens d'Athènes se mirent alors à chanter le chant de péan, les alliés doriens de Syracuse en firent autant, les Athéniens crurent qu'ils s'étaient surpassé en nombre, les Athéniens lâchèrent prise.

   Ils battirent en retraite, beaucoup furent tués pendant cette retraite désordonnée.

   Le lendemain les Syracusains chassés encore les fuyards qui s'étaient égarés dans la campagne.

   Deux trophées furent érigés pour commémorés la victoire, l'un d'entre eux fut érigé à l'endroit ou les Athéniens débouchèrent sur le plateau et l'autre à l'endroit ou fut celle-ci furent repoussés par les Béotiens.

   Ce succès rendit l'espoir au Syracusains, Gylippe parti aussitôt pour chercher des renforts à travers la Sicile.

   Dans le camp athénien le moral n'était pas au beau fixe, Démosthénès disait qu'il fallait partir et tout de suite, Nicias lui n'était pas cet avis, il espérait encore retourner la situation en sa faveur, en maintenant le siège il pensait épuiser les finances de Syracuse, d'ailleurs il avait l'appuis d'un certains nombre de citoyens Syracusains qu'ils l'exhortaient à continuer le siège, ce fameux parti ne jouait-il pas un double jeux ?

   Malgré cela , les athéniens était toujours maître de la mer et surtout le véritable plan de Nicias consistait en un replis sur Catane, afin de pouvoir exercer une pression loin de ces lieux maudits.

   Mais l'avis contradictoire des deux Stratèges, aboutis à immobilisation des troupes.

   Sicanos revint d'Agrigente après avoir échoué, la cité ne soutiendrait pas les Syracusains, par contre Gylippe revint avec des renforts assez important, il ramenait aussi de Sélinonte des hoplites du Péloponnèse.

   Après ce nouvel arrivage Syracuse comptait bien reprendre les hostilités.

   La situation des Athéniens devenait de plus en plus préoccupante, les maladies dût aux marécages très proche du lieu où ils avaient dus établir leur camp, était pire encore que le harcèlement des troupes de Syracuse.

   Nicias qui vit s'envoler ses derniers espoirs, lors de l'arrivées des troupes fraîches de Gylippe, ordonna aux hommes de se préparer discrètement, afin d'effectuer une retraite.

   Alors que tout était prêt, survint une éclipse de la lune nous étions donc le vingt sept août 413 av. J.-C., ils interprétèrent cela comme un mauvais présage, et reportèrent leur départ.

   Les Syracusains ragaillardis par la nouvelle, ne tenaient pas spécialement à les laisser partir et s'installer autre part en Sicile et de les avoir toujours comme une épine dans le dos, ils accélérèrent les préparatifs pour la bataille, qui serait décisif au moment où ils le décidèrent, ils passèrent à l'action, le premier jour cela se résuma à une escarmouche dont les Syracusains sortirent finalement vainqueur.

   Le deuxième jour les Syracusains mirent soixante seize navires à l'eau et firent avancer une forte armée vers le retranchement athénien.

   Les Athéniens appareillèrent à leur tour avec quatre vingt-six vaisseaux.

   Eurymédon qui commandait l'aile droite, voulu effectuer un mouvement d'enveloppement, qui ne fit que le rapprocher dangereusement du rivage.

   Les Syracusains réussirent à enfoncer le centre, ils se rabattirent sur Eurymédon qui bien trop prés du rivage, y fut bloqué et massacré, ainsi que la plus part des équipages présents.

   La flotte syracusaine pourchassa le reste de l'armada et la rejeta finalement sur la côte.

   Voyant cela Gylippe voulut s'emparait du rivage encore aux mains des Athéniens afin de cueillir les équipages rescapés, il fut repoussé par les Etrusques venus avec les trois pentécontères, les Syracusains engagèrent des troupes supplémentaires, vus l'importance de l'enjeu, sentant le grand danger les Athéniens vinrent nombreux pour prêter mains fortes, ils repoussèrent totalement les Syracusains.

   Quoi qu'il en soit les Syracusains sortaient grand victorieux de cette bataille, ils avaient peut capturer dix-huit navires aux Athéniens, tués leurs équipages et endommagés encore bien d'autres navires.

   Ayant retrouvé la maîtrise de la mer, les Syracusains étaient à présent dominateur.

   Les Athéniens étaient eux au plus bas, leur situation sur terre et sur mer état des plus catastrophique.

   Encore une fois les Athéniens préparèrent la retraite, par la mer et au pire par la terre, les Athéniens appareillèrent et se dirigèrent vers le barrage de navires qu'avait dressé les Syracusains.

   Bientôt le tumulte de la bataille fit rage, nul n'avait jamais vu autant de navires s'affronter, dans un si petit espace.

   La flotte Athénienne était composée de cent dix navires, Syracuse ne leur opposa que soixante-seize navires comme lors de la dernière bataille.

   La bataille fit rage, on pouvait voir un navire éperonné un autre et être lui-même éperonné à son tour, alors les acontistes, les archers des deux camps s'en donnèrent à cœur joie, les fantassins se jetèrent à l'abordage, l'espace sur les trières étaient si exigu pour combattre, que bon nombre de combattants se retrouvèrent à l'eau avant d'avoir peu engager le combat.

   Les Syracusains mirent les Athéniens en fuite, ce fut la débâcle totale.

   Ceux des navires Athéniens qui n'avaient pas été capturés, s'échouèrent sur le rivage.

   Certains des hommes qui étaient à terre, s'occupèrent de leurs camarades venus s'échouer et les autres allèrent défendre les murs du retranchement.

   On entendit des cris de lamentations dans le camp Athénien.

   Alors que s'étaient des cris de joie dans le camp Syracusains.

   Les pertes avaient été lourdes dans chacun des deux camps.

   Les Syracusains purent emporter leurs morts, mais pas les Athéniens qui n'osèrent pas, les leurs demander.

   Il est vrai qu'ils pensaient sûrement plus à se préparer, pour prendre la fuite dès la nuit venue.

   Démosthénès proposa à Nicias de rembarquer sur les navires restant, car malgré la défaite, ils leurs en restaient tout de même encore une soixantaine, alors que les Syracusains n'en possédaient eux qu'une cinquantaine.

   Nicias était cette fois d'accord avec lui, mais les hommes refusèrent de partir par la mer, ils préféraient tenter leur chance par la terre, le souvenir de la débâcle était bien trop présent dans leurs esprit.

   Hermocratès lui devina leur projet et toujours pas décider à les laisser s'en tirer à si bon compte, il imagina un stratagème pour les retenir le plus longtemps possible.

   Les soldats Syracusains étant en train de fêter la victoire, il ne pouvait pas leur demander, d'aller immédiatement se poster sur les routes.

   Il envoya de faux partisans d'Athènes prévenir les Athéniens, que les routes étaient désormais mises sur haute surveillance et qu'il fallait retarder la retraite, afin que les partisans d'Athènes puissent prendre des dispositions.

   Nicias tomba dans le piège, il reporta le départ, toutefois il demanda aux hommes de se prémunir du nécessaire pour une grande marche.

   Le lendemain Gylippe partis avec ses soldats aux points stratégiques.

   Les Athéniens sortirent du camp retranché en se lamentant, deux jours après leur défaite.

   Quarante mille hommes au moins, se jetèrent ainsi sur la route pleine de périls, pour un improbable retour, eux si orgueilleux d'habitude, faisaient à présent bien pâles figures, obligés de porter eux même leurs armes, puisque leurs valets avaient pris la fuite, démunis de provision de bouche et d'eau par dessus le marché.

   Le fait de partir dans ces conditions là, était pour eux un affront, qui dépassait de loin tous les maux qu'ils avaient bien peu subir sur cette terre ingrate, surtout pour eux !

   Avant cela les Syracusains s'emparèrent de leur flotte sans coup férir, un peuple de marin obliger de faire une longue marche, encore une autre humiliation à rajouter.

   Nicias tenta de les réconfortaient, mais rien n'y fit, car ceux d'entre eux qui devraient survire à cette marche et ils furent bien peu, devraient de retour chez eux, affronter le regard de leur compatriotes, s'étaient sûrement ce qu'il y aurait de plus pénible.

   Les Syracusains pleins de hargne et de morgue, n'eurent de cesse de les pourchasser.

   Je ne développerai pas plus longtemps, sûr ce qui arriva aux uns et aux autres, car je ne prétends pas être historien, et que je ne suis pas tenu à une objectivité formelle, qui ne me paraît pas très plausible d'ailleurs, être objectif cela équivaut à être insensible et se n'est certes pas mon cas.

   D'après le texte de Thucydide, je pense que les Syracusains et leurs alliés se comportèrent comme des barbares, bien que je puisse comprendre leur soif de vengeance, d'ailleurs n'y avait-il pas bon nombre de barbares parmi les alliés de Syracuse ?.

   Mais comment revendiquer le fait d'être un peuple issu d'une haute civilisation et avoir eux-mêmes de tels comportements ?

   Quoi qu'il en soit Nicias mourut, ainsi que bien d'autres de ses compatriotes !

   Certains furent faits prisonnier sept mille au bas mot, ils furent enfermés dans les latomies, ils eurent à souffrir de mille maux, d'autre furent vendus comme esclaves, d'autres rendus à leur famille contre rançon.

   Nicias et Démosthénès furent exécutés, Gylippe en fut très attristé, Thucydide nous raconte que cela était relatif, car il aurait sûrement préférer les ramener à Sparte enchaîné, ceci est fort possible mais au moins ils auraient peu avoir la vie sauve.

   Je n'épiloguerai pas plus longtemps sur ce lamentable passage.

   La cause qui donna le départ de cette expédition n'était pas glorieuse et sa fin ne le fut pas non plus.

   Pour Athènes l'anéantissement total de l'armada qui se confirmait était impensable, ils durent ravaler leur orgueil et leurs prétentions démesurées.

   Il ne fait aucun doute qu'il y eut des conséquences, après cette déroute incroyable dans la guerre qu'Athènes menait à Sparte, il m'apparaît que la volonté expansionniste impérialiste d'Athènes reçue là un grand coup de frein, mais elle n'avait pas encore dit son dernier.

   Athènes releva le défi et reparti de plus belle, ce qu'il en advint vous le découvrirez en parcourant le site.

   Ce qui est certains c'est que le peuple d'Athènes tout comme celui de Syracuse, était d'une vigueur incomparable, sauf peut être avec celle des états unis d'Amérique, pendant et après la seconde guerre mondiale, d'ailleurs je trouve les similitudes entre ces deux peuples incroyables, pourtant plus deux mille ans les séparent, ils ont pourtant de nombreux points communs.

   Je conseille à tous de lire cet ouvrage formidable, que d'incroyables circonstances ont bien voulu nous faire parvenir.

   Bien que pas toujours très fiables en qui concerne les faits, vous trouveraient rarement de livre dit historique de cette époque d'une telle qualité.