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érodote nous racontent sa version des faits. Vous pourrez en lire l'intégralité, dans (l'Enquête livre VII (153) jusqu'à (167). Malheureusement cela concerne surtout les faits qui se produisirent avant cette bataille.P
arfois certaines coïncidence semble vraiment trop heureuse, l'historien antique Hérodote raconte que la Bataille d'Himère et la Bataille de Salamine eurent lieux le même jour de la même année.T
out comme moi vous ne pouvez y souscrire. Mais bon ! nous devons en prendre notre partie, on dira que cela doit être la partie divine de l'épisode. Cela devait contribuer à prouver que les Dieux ont eux maille à partir dans cette guerre entre l'Orient et l'Occident. Ce qui prouverait encore, que les Grecs aimaient à accorder du divin, aux événements les plus banales comme aux plus importants.I
ntéressons-nous à l'affaire et tout d'abord les prémices ou si vous le voulez bien, les événements qui précédèrent la bataille d'Himère.C
omme là si bien fait remarquer M.I. Finley dans son livre La Sicile Antique p. 65 "nous ne sommes pas obligés d'ajouter foi au récit de ces négociations" en parlant du récit qu'Hérodote nous donnent ! Et ceci à propos des tractations qui eurent lieu entre Gélon et la coalition grecque.
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es négociations auraient concerner l'envoi de forces armées en tout genre par Gélon, alors maître de Syracuse, à l'alliance sparto-corintho-athénienne, - si je puis me permettre ce barbarisme - et d'autres cités, disons de moindres importances. Elle cherchait à l'époque des alliances partout, sentant la menace perse dans la personne du Grand Roi Xerxès, se rapprocher grandement.Q
uoi qu'il en soit les tractations échouèrent, dût selon Hérodote aux trop grandes contres parties, qu'exigeait alors Gélon, je suis d'avis de penser que si Gélon, avait réellement fait les propositions rapportées par Hérodote. La coalition aurait acceptée, le danger était si grand, et l'offre tellement l'alléchante. Alors que l'immense armée du grand Roi Xerxès, avait déjà commencée sa marche vers la Grèce, la principale victime du grand Roi devait être Athènes.G
élon comme nous le rapporte M.I. Finley, (La Sicile Antique p. 65) avait très certainement d'autres ambitions, son regard ne se portait pas sur l'Orient, mais bien sur la Sicile et la péninsule italienne.L
e bloc qu'il formait à présent avec Théron d'Akragas était fort puissant, seules Sélinonte et Zanklê restaient pour peu de temps encore indépendantes. Si des tractations eurent sûrement lieu en 481 av. J.C. Gélon ne fit rien pour aider la Grèce. Car en fin politicien qu'il était, il ne devait pas s'affaiblir dans une guerre qui n'était certes pas la sienne. Alors pourquoi allez s'occuper d'un conflit très lointain et qui ne le concernait en rien. Les Carthaginois étaient encore alliés aux Etrusques, ceux-ci étant en très net en perte de vitesse, (Tite-Live Livre II). Les Carthaginois à présent devez inévitablement réagir et c'est ceux qu'ils firent.D
'ailleurs, les espions de Gélon devaient lui avoir déjà fait un rapport, car dès 483 av. J.C. les Carthaginois avaient commencé la construction d'une armada impressionnante, et surtout de nombreuses troupes venant principalement de trois colonies carthaginoises avaient été réunies à cette fin. Des troupes d'Afrique du Nord bien sûr, mais aussi de Sardaigne et de Corse et enfin d'Espagne.E
t c'est Hamilcar en personne un sufète, le premier magistrat de Carthage, alors au pouvoir qui était le grand général en chef de cette armée. Qui comportait selon Hérodote pas moins de 300 000 hommes ! Imaginez donc le nombre de navire, qu'il fallait pour transporter ces hommes. Gélon en disposait d'autant dit-on, M.I. Finley tendrait à le confirmer, car on peut voir qu'à cette même époque, une expansion de Syracuse se produisit. Ce nouveau quartier si l'on peut s'exprimer ainsi, se nommera Neapolis ( M.I. Finley La Sicile Antique p. 65).C
omme il faut toujours un prétexte pour une guerre, mais je pense surtout qu'il nécessaire plus aux historiens qu'aux peupples, c'est Hérodote qui nous en propose une, (Hérodote l'Enquête livre VII (165)). En résumé, Théron tyran d'Akragas chassa le tyran Térillos d'Himère en 483 av. J.C.. Térillos avait marié sa fille à Anaxilas tyran puissant de Rhegium et allié au même titre que Térillos aux carthaginois.C
es deux là devaient soi-disant aider les carthaginois à empêcher Gélon de continuer sa politique impérialiste.C
'est donc pour laver cet affront, qu'aurait été monter cette formidable expédition, peut-on encore une fois y souscrire, pour ma part je pense que non. Il est a noter que les tensions entre Grecs Siciliens et les Carthaginois et leur alliés sur L'île - notamment Sélinonte - étaient très fortes à ce moment là, ainsi conflit il devait y avoir et conflit il y eut.L
e décor est planté, à présent l'action, qui aurait eu lieu en 480 av. J.C., à ce sujet rien n'est vraiment formel. Le récit de la bataille fait par Hérodote est succinct (l'Enquête VII (167)). D'ailleurs nous n'avons pas de récit bien précis, même si certains pseudo-historiens anciens si sont essayés. Nous pouvons encore nous rapporter à ce que nous dit M.I. Finley - source intarissable n'est-ce pas ! - (M.I. Finley La Sicile Antique p. 66) :"...les Carthaginois envahirent l'île en force ; ils débarquèrent à Palerme en 480, et de là par terre et par mer, guidés par Térillos, ils s'avancèrent jusqu'à Himère. alors que les envahisseurs durent se battre seuls ; pour des raisons mystérieuses, Analixas et les gens de Sélinonte ne se manifestèrent pas. La victoire grecque fut décisive, Hamilcar fut tué, ses vaisseaux tirés sur le rivage et brûlés. Toute possibilité de fuite ainsi supprimée, les Grecs firent un grand nombre de prisonniers, qui furent réduits en esclavage ; beaucoup furent achetés par des particuliers, les autres furent employés par l'état à la construction de temples ou à d'autres tâches... ."
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érodote nous signale tout de même que la bataille dura toute la journée, et qu'Hamilcar s'immola lorsqu'il vit la mauvaise tournure de l'affaire.I
l est à noter qu'Akragas connue à cette même époque une expansion exceptionnelle. Si vous vous rendez dans la vallée des temples, vous pourrez le constater de vos propres yeux.S
yracuse aussi profita de l'énorme profit de la victoire, on sait que les carthaginois durent payer une très forte indemnité, sûrement à titre de dédommagement. Gélon fit édifier un temple à Perséphone et un à Déméter dans le Neapolis.C
ertains historiens anciens voulurent, nous faire croire que les Carthaginois qui étaient d'origine Phénicienne donc du Moyen-Orient et les Perses avaient formé une alliance, dans le plus grand secret et qu'ils se seraient entendus pour livrée bataille le même jour.T
out ceci n'est pas sérieux, il n'y a pas eue d'entente préalable. Ce qui est vrai aujourd'hui, ne l'était pas à l'époque, l'antagonisme entre l'Occident et l'Orient est apparut bien plus tard. Il n'y avait aucun lien fraternel entre eux, - d'ailleurs les colonies avaient rarement de bon rapport avec leurs métropoles - les carthaginois avaient un secteur géographique bien différent. La partie occidentale du bassin méditerranéen était leur territoire et les Etrusques leur principal allié, bien qu'il n'y est pas de frontière pour les commerçants. La péninsule italienne avait leur faveur et le contrôle d'une partie de la Sicile leur était nécessaire. En Espagne, en Corse et en Sardaigne les comptoirs des carthaginois étaient extrêmement bien implantés.A
lors que Xerxès devait peut être même ignorait, jusqu'à l'existence de la Sicile. Bon allez, c'est peut être exagérer !Q
uoi qu'il en soit la Sicile connue soixante-dix de paix, à la suite de cette victoire de Gélon, dût moins en ce qui concerne la lutte entre Grecs de Sicile et les Carthaginois en Sicile.